Vous prenez soin de votre lys de paix avec attention, en veillant à son arrosage, à la qualité de la lumière et à l’humidité du terreau. Pourtant, malgré tous vos efforts, vous remarquez que les feuilles jaunissent, se trouent ou s’affaissent. Lorsque tous les indicateurs d’un entretien adéquat sont au vert et que la plante continue de décliner, le problème peut résider ailleurs, souvent dans une infestation de parasites.
EN BREF
- Le lys de paix peut souffrir d’une invasion de parasites malgré des soins appropriés.
- Les signes d’infestation incluent des feuilles jaunies, trouées ou déformées.
- Inspection régulière des feuilles et du terreau est essentielle pour détecter les ravageurs.
En intérieur, le Spathiphyllum apprécie une atmosphère chaude et confinée, propice à l’apparition de petits ravageurs. Ces derniers peuvent être visibles par des traces claires, ou bien se dissimuler dans les recoins des feuilles ou au niveau du terreau. Identifier les signes d’infestation est crucial pour sauver votre plante avant qu’il ne soit trop tard.
Un lys de paix en bonne santé présente des feuilles droites, d’un vert foncé et brillant. Un manque d’eau ou un excès temporaire provoque un flétrissement général, sans taches. En revanche, un air trop sec ou une eau calcaire peuvent brunir les pointes des feuilles, mais sans traces collantes, amas cotonneux ou toiles d’araignées.
Si vous avez vérifié que l’humidité, la lumière, la température et le substrat sont adéquats, mais que vous observez tout de même des feuilles striées, trouées ou décolorées de manière irrégulière, il est temps de considérer la présence d’insectes. Un feuillage qui jaunit, tombe malgré les bons soins, ou des feuilles qui semblent « dévêtues » alertent souvent sur une attaque de suceurs de sève.
Des ponctuations jaunes fines ou un léger voile bronze sur les feuilles, parfois accompagnés de toiles délicates entre les pétioles, signalent souvent des araignées rouges. Ces acariens microscopiques percent les cellules et aspirent leur contenu, ce qui donne un aspect moucheté. Sans intervention, les feuilles jaunissent et finissent par tomber.
Lorsque les feuilles apparaissent avec des taches ou des stries gris argenté, que les jeunes pousses se déforment et que certaines fleurs brunissent ou se nécrosent, il est probable que des thrips de 1 à 2 mm soient responsables. Autre situation fréquente : des amas blancs ressemblant à du coton dans les angles des feuilles indiquent la présence de cochenilles farineuses, tandis que de petits boucliers bruns fixés aux tiges évoquent des cochenilles à bouclier. Les pucerons, quant à eux, forment des colonies vertes, brunes ou noires sur les jeunes pousses, sucant la sève et produisant un miellat collant qui finit par être recouvert d’une poussière noire appelée fumagine.
Enfin, si vous constatez de minuscules insectes noirs, semblables à de petits moustiques, qui s’envolent dès que vous touchez le pot ou arrosez, il s’agit probablement de mouches du terreau. Les adultes tournent autour du substrat, tandis que les larves, qui vivent dans un mélange trop humide, se nourrissent de matière organique, et parfois des jeunes racines, ce qui entraîne flétrissement et jaunissement persistants.
À la longue, ces attaques fragilisent le lys de paix, entraînant une croissance ralentie, des feuilles qui tombent et un port affaissé. Pour vérifier la présence de ravageurs, il est recommandé d’inspecter le dessus et le dessous des feuilles, les jonctions entre tige et limbe, la base des pétioles et la surface du terreau. La détection de toiles, d’amas blancs, de petits boucliers bruns, de moucherons ou de dépôts collants sont des preuves tangibles de la présence parasite.