Israël a récemment communiqué à Washington ses préoccupations concernant le plan de désarmement du mouvement islamiste Hamas, présenté par le président américain Donald Trump. Selon un porte-parole du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, l’État hébreu estime que la version actuelle du plan ne reflète pas ses positions.
EN BREF
- Israël a fait part de ses inquiétudes sur le plan de désarmement du Hamas de Donald Trump.
- Le Hamas a annoncé son acceptation d’un accord de remise des armes à un comité palestinien.
- Israël insiste sur la nécessité d’une démilitarisation vérifiable du Hamas avant tout retrait de ses forces.
Le porte-parole israélien, Doron Spielman, a précisé que les renseignements de l’État hébreu indiquent que le Hamas a renforcé son arsenal et recruté de nouveaux membres depuis le cessez-le-feu instauré en octobre 2025. Bien que cet accord ait contribué à réduire l’intensité des combats, Israël a continué ses frappes, affirmant cibler des militants et leurs infrastructures, une assertion souvent contestée par des sources sur le terrain.
Le Hamas a, de son côté, déclaré avoir accepté de passer à l’étape suivante d’un accord qui implique la remise de ses armes à un comité de gouvernance palestinien en cours de création. Donald Trump a qualifié cette avancée de « jalon majeur » dans les efforts visant à mettre fin à la guerre qui a débuté après l’attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023. Il a ajouté qu’Israël se montrait « très satisfait » de cette évolution.
Toutefois, la position israélienne reste claire. Le porte-parole de Netanyahu a averti que les actions du Hamas témoignent de sa préparation à de nouveaux massacres semblables à ceux du 7 octobre. Selon lui, le plan de Trump stipule que Gaza doit devenir « une zone démilitarisée, déradicalisée, exempte de terrorisme et ne représentant aucune menace pour ses voisins », une vision que l’État hébreu considère comme incompatible avec la réalité actuelle.
Il a affirmé qu’une démilitarisation réelle, vérifiable et irréversible du Hamas était indispensable pour toute perspective d’accord durable. « Toute mesure qui ne conduirait pas à un désarmement complet laisserait au Hamas la capacité de menacer à nouveau Israël », a-t-il insisté.
Des sources politiques israéliennes avaient précédemment indiqué qu’Israël, qui continue de contrôler une grande partie de la bande de Gaza, ne retirerait pas ses forces tant que le désarmement du Hamas n’aurait pas été vérifié. Le Hamas, pour sa part, prône un désarmement progressif, avec remise des armes à un comité indépendant après les accords de paix, plutôt qu’une reddition immédiate et unilatérale de son arsenal.
Malgré les négociations en cours, Israël a poursuivi ses frappes. Ce week-end, le ministère de la Santé à Gaza a rapporté au moins 13 morts en raison d’attaques israéliennes, illustrant la persistance du conflit malgré les efforts diplomatiques.
Les tensions entre Israël et le Hamas demeurent élevées, rendant toute avancée vers une paix durable encore plus complexe. Les attentes vis-à-vis du plan de désarmement de Donald Trump se heurtent à la réalité sur le terrain, où le climat de méfiance persiste et complique les discussions.