Israël intensifie ses frappes contre l’Iran en plein conflit régional

Le vendredi 19 mars, Israël a poursuivi ses frappes militaires sur l’Iran, alors que le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré que Téhéran était en passe d’être « décimé ». Cette offensive survient dans un contexte de tensions croissantes au Moyen-Orient, où des attaques de missiles et de drones continuent de cibler plusieurs pays du Golfe.

EN BREF

  • Israël intensifie ses frappes sur l’Iran, affirmant que Téhéran est affaibli.
  • Des attaques de missiles et de drones visent les pays du Golfe, exacerbant les tensions.
  • Les dirigeants européens appellent à un moratoire sur les frappes contre les infrastructures énergétiques.

Lors d’une conférence de presse, M. Netanyahu a annoncé : « Nous gagnons et l’Iran est en train d’être décimé », tout en affirmant que le pays n’a plus la capacité d’enrichir de l’uranium ni de produire des missiles balistiques. Ces déclarations, jugées rassurantes, ont eu un impact sur les marchés financiers, entraînant une légère baisse des indices boursiers, alors que le prix du pétrole se stabilisait autour de 107 dollars le baril.

Le jour des célébrations de Norouz, le Nouvel an persan, les frappes israéliennes ont continué à frapper des cibles en Iran, tandis que le Golfe a été la scène de tirs de missiles et de drones. Les Émirats arabes unis ont rapporté avoir répondu à des attaques de missiles, tandis que l’Arabie saoudite a intercepté plusieurs drones, en particulier dans sa région orientale. Au Bahreïn, un entrepôt a été incendié à la suite d’une agression iranienne.

Au Koweït, une raffinerie a été la cible d’une nouvelle attaque de drones, provoquant un incendie qui a entraîné la fermeture de plusieurs unités. Cette escalade des tensions se produit en réaction à l’offensive conjointe des États-Unis et d’Israël, lancée le 28 février, qui vise à affaiblir les capacités militaires iraniennes.

Les répercussions de cette guerre sur l’économie mondiale sont déjà visibles. Le prix du gaz en Europe a connu une forte augmentation, atteignant des niveaux records, tandis que le Qatar a annoncé une réduction de 17 % de sa capacité d’exportation de gaz naturel liquéfié (GNL) suite aux frappes israéliennes sur le site offshore de South Pars/North Dome.

Dans un contexte de tensions croissantes, Donald Trump a exhorté Israël à ne pas cibler les infrastructures énergétiques iraniennes. Cependant, Netanyahu a déclaré qu’il se conformerait à cette demande tout en maintenant une posture offensive. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a averti que l’Iran ne ferait preuve d’aucune retenue si ses infrastructures étaient de nouveau attaquées, affirmant que sa réponse à l’offensive israélienne n’avait mobilisé qu’une fraction de sa puissance.

Une réponse internationale face à l’escalade

Face à cette situation alarmante, les dirigeants européens se sont réunis à Bruxelles pour discuter des implications de ce conflit. Ils ont exprimé leur préoccupation et appelé à un moratoire sur les frappes contre les infrastructures énergétiques et hydrauliques. La France, le Royaume-Uni, l’Allemagne, l’Italie, les Pays-Bas et le Japon ont déclaré leur volonté d’apporter leur aide pour sécuriser la navigation dans le détroit d’Ormuz, une voie stratégique pour le transport de pétrole et de gaz.

Le président français, Emmanuel Macron, a évoqué la possibilité d’établir un « cadre onusien » pour une telle mission, soulignant que toute implication devrait passer par un cessez-le-feu. Pendant ce temps, au Liban, où le mouvement pro-iranien Hezbollah est impliqué dans le conflit, le président Joseph Aoun a renouvelé son appel à une trêve et à des négociations avec Israël.

La situation demeure précaire et les acteurs internationaux scrutent de près les développements dans cette région, où les tensions militaires et les enjeux économiques se mêlent dans un contexte de guerre ouverte.