Ce dimanche, l’armée israélienne a annoncé une escalade significative de ses opérations terrestres au Liban. Cette décision fait suite à la destruction d’un pont stratégique à Qasmiyeh, une action qui s’inscrit dans une série de frappes ciblant le Hezbollah, considéré comme un acteur pro-iranien dans la région.
EN BREF
- Destruction d’un pont au Liban par l’armée israélienne.
- Le président libanais condamne l’escalade des attaques israéliennes.
- Le Hezbollah intensifie ses offensives depuis le début du conflit en mars.
Les images diffusées par l’AFP montrent une épaisse fumée s’élevant du site du pont, lequel reliait la région de Tyr au reste du pays. En réaction, le président libanais, Joseph Aoun, a dénoncé cette attaque, qualifiant la destruction d’infrastructures vitales de « violation flagrante de la souveraineté du Liban » et avertissant qu’elle pourrait constituer un prélude à une invasion terrestre.
Le chef d’état-major israélien, le lieutenant-général Eyal Zamir, a déclaré que l’opération contre le Hezbollah n’en était qu’à ses débuts. « C’est une opération de longue haleine à laquelle nous nous préparons », a-t-il affirmé, ajoutant que les opérations ciblées se poursuivraient jusqu’à ce que la menace soit écartée de la frontière.
Le ministre de la Défense, Israël Katz, a précisé qu’il avait donné l’ordre de détruire tous les ponts au-dessus du fleuve Litani, qui seraient utilisés pour des activités terroristes, afin d’empêcher le passage des armes et des combattants vers le sud. L’agence nationale d’information libanaise a rapporté que quatre frappes avaient été menées sur le pont, le rendant inutilisable.
Cette offensive n’est pas sans conséquences tragiques. Plus tôt dans la journée, des secours israéliens ont annoncé la mort d’un civil près de la frontière libanaise. Bien que le Hezbollah ait revendiqué des attaques contre des soldats israéliens, l’armée israélienne a ouvert une enquête pour déterminer si cette victime était le résultat d’un tir ami.
Ce décès marque la première victime civile à la frontière nord d’Israël depuis le début des hostilités entre le Hezbollah et Israël, qui ont redémarré début mars. Selon des rapports, un missile anti-char aurait causé la destruction de deux véhicules dans le kibboutz de Misgav Am, entraînant la mort d’une personne sur les lieux.
La situation s’est intensifiée depuis que le Hezbollah a décidé de s’engager dans le conflit en réponse à l’assassinat d’Ali Khamenei, le guide suprême iranien. Cette escalade a conduit Israël à mener une vaste campagne de frappes aériennes sur le Liban, ainsi qu’à des avancées terrestres, entraînant des milliers de morts et plus d’un million de déplacés dans la région.
Israël Katz a également annoncé l’accélération de la destruction de maisons libanaises dans les villages proches de la frontière, une mesure destinée à contrer les menaces perçues sur les communautés israéliennes. Des informations indiquent que plusieurs maisons ont déjà été détruites dans le village de Taybeh, et des frappes ont eu lieu dans d’autres localités stratégiques, telles que Khiam, Naqoura et dans la vallée de la Bekaa.
La dynamique de ce conflit témoigne d’une complexité croissante, où chaque action engendre des réactions pouvant entraîner une escalade des violences. L’avenir de la région demeure incertain alors que les tensions entre Israël et le Liban atteignent des niveaux alarmants.