Israël menace d’intensifier ses opérations au Liban malgré l’appel de Macron

Le climat de tension au Moyen-Orient s’intensifie. Le mercredi 11 mars, Emmanuel Macron a pris l’initiative de contacter les présidents libanais et syrien, publiant immédiatement après un message sur son compte X. Dans ce communiqué, il a appelé Israël à « renoncer à une offensive terrestre au Liban ». Cette déclaration intervient dans un contexte de confrontations croissantes entre Israël et le Hezbollah.

EN BREF

  • Emmanuel Macron appelle Israël à ne pas lancer d’opération terrestre au Liban.
  • Israël menace d’étendre ses opérations si le Liban ne contrôle pas le Hezbollah.
  • Une attaque israélienne récente a causé sept morts à Beyrouth.

Dans son message, Emmanuel Macron a exprimé que « le Hezbollah a commis une faute majeure en forçant le Liban à l’affrontement avec Israël ». Il a exhorté le groupe libanais à mettre fin à ses attaques, tout en demandant à l’État hébreu de renoncer à toute offensive terrestre.

À peine quelques heures après cet appel, le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a annoncé que l’armée se préparait à « étendre » ses opérations au Liban. Il a mis en garde le président libanais, déclarant que si son gouvernement ne parvenait pas à maîtriser la situation et à empêcher le Hezbollah de menacer les communautés israéliennes, Israël prendrait des mesures unilatérales. « Nous prendrons des territoires et le ferons nous-mêmes », a-t-il affirmé.

Dans un contexte où la tension est palpable, l’État hébreu a également accusé le Hezbollah d’avoir mené une attaque d’une ampleur sans précédent, lançant 200 roquettes en une seule nuit. Cette escalade des hostilités a conduit à de nouvelles frappes israéliennes dans le sud de Beyrouth, avec des rapports faisant état de plusieurs explosions et de la fumée s’élevant dans la banlieue sud.

Les autorités libanaises ont annoncé que cette offensive israélienne avait entraîné la mort de sept personnes, soulignant ainsi l’impact tragique de ce conflit sur la population civile.

Emmanuel Macron a également pris le temps de discuter avec le président syrien Ahmed al-Chareh. Il a exprimé son soutien aux efforts des autorités libanaises pour restaurer un contrôle total sur leur territoire. Cette position marque une rupture avec les relations passées entre la Syrie et le Liban, que Macron a qualifiées de gage pour des relations futures « saines et constructives ». Ce soutien à la souveraineté libanaise pourrait avoir des répercussions sur les relations entre les deux pays.

Les présidents libanais et syrien ont convenu, lors d’une réunion, de mieux contrôler leur frontière commune. Cette décision fait suite à des incidents récents, dont des tirs d’artillerie du Hezbollah vers le territoire syrien, exacerbant encore les tensions dans la région.

Dans ce climat de tension croissante, les acteurs régionaux, y compris les gouvernements libanais et syrien, semblent être à la recherche de solutions pour éviter une escalade des conflits, tout en naviguant dans un environnement complexe et instable.