Jack Lang, ancien ministre de la Culture, a exprimé son indignation après avoir été agressé samedi 8 février lors d’un rassemblement contre la pédocriminalité. À 85 ans, il ne compte pas laisser cet incident sans réponse et a annoncé sa décision de porter plainte.
EN BREF
- Jack Lang a été agressé lors d’un rassemblement contre la pédocriminalité.
- L’ancien ministre a annoncé son intention de porter plainte.
- Il dénonce une recrudescence des calomnies à son encontre sur les réseaux sociaux.
Dans un message publié sur X, Jack Lang a déclaré être « plus déterminé que jamais » à faire face à ses agresseurs. Il a précisé qu’il souhaite être confronté à eux dans le cadre d’un procès. Dans ce long discours, il a dénoncé une série d’attaques qu’il juge inacceptables, affirmant que « les insultes, les calomnies et les diffamations dont il est victime n’ont que trop duré ». Lang a également annoncé sa décision de « assigner systématiquement en justice les auteurs de tels propos », en mettant l’accent sur son engagement à faire éclater la vérité face à des accusations qu’il considère comme « infondées, mensongères et indignes ».
Les événements se sont déroulés aux alentours de 19h30, lorsque Jack Lang sortait du métro pour se rendre à l’Opéra Garnier. Alors qu’il était entouré par plusieurs manifestants du Collectif international pour l’abolition de la pédocriminalité, une altercation a rapidement éclaté. « Elles m’ont entouré, certaines criaient ‘pédophile’, ‘violeur d’enfants’. Puis, un homme m’a poussé à terre », a-t-il relaté à l’AFP. À la suite de cette agression, l’ancien ministre a été brièvement hospitalisé.
Une plainte a été déposée au commissariat central, et le parquet de Paris a ouvert une enquête pour « violences volontaires en réunion sur personne chargée de mission de service public suivies d’incapacité inférieure à huit jours ».
Dans sa déclaration, Jack Lang a également souligné l’impact des réseaux sociaux sur la propagation de la violence et des calomnies. Il a noté une « recrudescence des calomnies à son encontre » et a dénoncé une « violence encouragée et décuplée par les bulles numériques des réseaux sociaux, désormais traversées par des hystéries complotistes ». Cette montée en puissance des accusations a été exacerbée par des réminiscences d’une pétition controversée datant de 1977, qui plaidait pour des relations sexuelles entre adultes et enfants, et qui avait été signée par plusieurs figures intellectuelles, dont Jack Lang. Cet engagement passé, qu’il a renié en 2021, continue de le hanter.
Lang a également rappelé avoir obtenu trois condamnations judiciaires pour diffamation suite à ces calomnies, réaffirmant sa détermination à poursuivre tous les calomniateurs avec fermeté.
Ce nouvel incident met en lumière non seulement les tensions entourant le débat sur la pédocriminalité, mais également le climat actuel où les accusations peuvent rapidement devenir virales, alimentées par les réseaux sociaux. Dans ce contexte, Jack Lang apparaît comme un homme déterminé à défendre sa réputation face à ce qu’il considère comme une injustice manifeste.