Jack Lang défend son honneur face aux accusations dans l’affaire Epstein

Jack Lang, figure emblématique de la culture française et ancien ministre de la Culture, s’exprime pour la première fois depuis son implication dans l’affaire Epstein. À 86 ans, il se retrouve sous le feu des projecteurs à cause de documents judiciaires américains qui le mentionnent à plus de 600 reprises, soulevant des interrogations sur ses interactions avec le financier controversé Jeffrey Epstein.

EN BREF

  • Jack Lang dénonce une campagne médiatique qu’il qualifie d’abominable.
  • Il se défend des accusations liées à l’affaire Epstein, clamant son innocence.
  • Une enquête pour blanchiment de fraude fiscale aggravée est également ouverte à son encontre.

La démission de Jack Lang de son poste à l’Institut du monde arabe (IMA) le 7 février 2026, marquée par une lettre poignante, témoigne de son désir de défendre son honneur face à des allégations médiatiques. Dans ce document, il évoque une « abominable campagne de calomnie », faisant référence à l’affaire Dominique Baudis, un autre cas où la désinformation a eu des conséquences dévastatrices.

Lang insiste sur sa méfiance envers ce qu’il appelle la « justice expéditive des médias ». Il affirme n’avoir jamais eu connaissance des actes répréhensibles de Jeffrey Epstein et précise qu’il n’a jamais reçu de fonds de sa part. Son nom a été cité dans des contextes qui, selon lui, sont mal interprétés et sortis de leur contexte.

Les révélations des « Epstein Files », qui incluent des échanges et rencontres entre Lang et Epstein, ont provoqué un véritable séisme dans le paysage médiatique. L’ancien ministre a partagé des événements culturels avec Epstein, mais il insiste sur le fait que cela ne doit pas être synonyme de complicité.

Dans sa lettre, il exprime aussi sa tristesse d’avoir quitté l’IMA, une institution qu’il décrit comme une « belle maison » qu’il chérit. Pour Lang, son engagement pour l’art, la culture et l’enseignement est ce qui définit sa vie, loin de toute considération matérielle. Son souhait est de rétablir son image, en affirmant que « le taureau se redressera ».

Le climat s’assombrit pour Lang, non seulement à cause de l’affaire Epstein, mais également en raison d’une enquête ouverte par le Parquet national financier pour « blanchiment de fraude fiscale aggravée ». Cette enquête s’inscrit dans le cadre de révélations concernant sa gestion financière et ses pratiques de subventions durant son mandat au Festival de théâtre de Nancy. Des témoignages d’anciens collaborateurs ont de plus été publiés, évoquant des comportements jugés controversés.

La démission de Jack Lang a également entraîné un changement à la direction de l’IMA, avec Anne-Claire Legendre prenant le relais une semaine après son départ. De son côté, sa fille, Caroline Lang, également mentionnée dans les documents américains, a quitté la présidence d’un syndicat de producteurs indépendants. Ces événements soulèvent des questions sur les répercussions au sein du clan Lang.

Malgré la tempête médiatique, Jack Lang reste déterminé à se battre pour son honneur. Sa lettre constitue un avertissement clair : il souhaite protéger sa réputation et celle de ses proches contre ce qu’il considère comme des attaques infondées. La question demeure : la justice lui offrira-t-elle l’opportunité de rétablir son image ? Pendant ce temps, l’Institut du Monde Arabe entame un nouveau chapitre, marqué par une affaire qui continue d’ébranler le milieu culturel parisien.