Jack Lang démissionne : Audrey Azoulay citée comme potentielle remplaçante

Le samedi 7 février, Jack Lang a annoncé sa démission de la présidence de l’Institut du monde arabe, suite à son implication dans l’affaire Epstein. Ce départ a suscité des spéculations quant à son successeur, avec plusieurs noms en circulation, dont celui d’Audrey Azoulay, ancienne ministre de la Culture.

EN BREF

  • Jack Lang a démissionné de la présidence de l’Institut du monde arabe.
  • Emmanuel Macron cherche une femme pour le remplacer.
  • Audrey Azoulay, ancienne ministre et proche de Julie Gayet, est pressentie.

Jack Lang, à l’âge de 86 ans, a pris cette décision après avoir été mentionné à plus de 600 reprises dans des documents liés à l’affaire Epstein, révélant ainsi des liens passés avec le pédocriminel. Sa démission a été annoncée lors d’une déclaration publique et a immédiatement soulevé des questions quant à la personne qui pourrait le remplacer.

Selon Thomas Despre, journaliste politique à RTL, Emmanuel Macron envisage de nommer une figure féminine pour ce poste, une démarche qui s’inscrit dans une volonté de diversité au sein des instances culturelles. Le nom d’Audrey Azoulay a émergé, comme l’indique Le Parisien dans son édition du 11 février. Ancienne ministre de la Culture sous François Hollande, Azoulay a également dirigé l’Unesco jusqu’en novembre dernier.

Audrey Azoulay, connue pour son lien amical avec Julie Gayet, a suscité des interrogations quant à son éventuelle nomination. À l’époque de sa nomination au gouvernement, des rumeurs avaient circulé quant à l’influence de Gayet, qui est la compagne d’Emmanuel Macron. Cependant, Azoulay a démenti ces allégations, précisant qu’elle avait simplement rencontré Gayet dans un cadre professionnel.

Outre Azoulay, d’autres noms ont également été évoqués pour succéder à Jack Lang. Parmi eux figurent Anne-Claire Legendre, diplomate à l’Élysée, et Sabrina Agresti-Roubache, ancienne Secrétaire d’État au ministère de l’Intérieur et proche de Macron. D’autres personnalités politiques, comme Jean-Yves Le Drian, ancien ministre des Affaires étrangères, ainsi que les ex-Premiers ministres Michel Barnier et Jean Castex, sont également dans la course.

Un conseil d’administration est prévu dans les prochains jours pour officialiser cette nomination, et les choix qui seront faits pourraient avoir des implications significatives pour l’avenir de l’Institut du monde arabe. Lang, qui a occupé ce poste pendant de nombreuses années, a laissé une empreinte marquante, et son départ marque un tournant pour cette institution.

Les spéculations continuent d’alimenter le débat public, et les observateurs de la scène politique sont attentifs à la manière dont Emmanuel Macron va gérer cette transition. La nomination d’un nouveau président pourrait signaler une nouvelle ère pour l’Institut, avec des priorités et des orientations qui pourraient refléter les attentes du président et de ses conseillers.

Alors que la France se prépare à cette évolution, la question demeure : qui sera la prochaine figure à prendre les rênes de cette institution emblématique ? La réponse pourrait bien être révélée dans les jours à venir, alors que l’incertitude plane sur le futur de l’Institut du monde arabe.