Jean-François Copé se défend face à Sarah Knafo et Éric Zemmour : « rien à voir avec…

Invité de BFMTV ce jeudi 8 janvier, Jean-François Copé a clarifié la position des Républicains dans un contexte marqué par de fortes tensions à droite. Alors que Sarah Knafo a officiellement annoncé sa candidature en évoquant des alliances, le maire de Meaux a tenu à souligner ce qui différencie son camp des formations plus radicales.

EN BREF

  • Jean-François Copé appelle à une clarification des positions chez Les Républicains.
  • Il marque une distinction nette entre son parti et des figures comme Sarah Knafo et Éric Zemmour.
  • L’ancien président de l’UMP prône la cohérence idéologique au sein de sa formation politique.

Face aux journalistes, l’ancien président de l’UMP a insisté sur l’importance de laisser aux Français le temps de comprendre les enjeux politiques actuels. Il a défendu l’idée qu’une élection présidentielle permettrait de « voter en connaissance de cause« , loin de toute précipitation, afin que chacun puisse saisir ce qu’implique un vote pour un parti de gouvernement ou pour les extrêmes.

Un appel à la clarté et à la cohérence chez Les Républicains

Alors que certains cadres de la droite continuent d’entretenir le flou sur d’éventuels rapprochements, Jean-François Copé n’a pas hésité à assumer ses d désaccords, notamment avec Laurent Wauquiez, qui a été déstabilisé en direct sur BFMTV. « C’est un d désaccord que j’ai avec lui. » a-t-il reconnu, avant d’ajouter : « Le temps du schisme est arrivé. On va arrêter de faire semblant. » Pour lui, chaque acteur doit désormais choisir clairement son camp.

Jean-François Copé défend une droite qu’il décrit comme ferme en matière de sécu rité et d’immigration, tout en étant attachée au progrès et à la responsabilité économique. « Ni Fillon ni moi n’avons jamais eu la moindre tentation d’alliance avec l’extrême droite. » a-t-il rappelé, affirmant qu’il s’agit d’un marqueur fondamental de la droite de gouvernement. Il admet également l’idée d’un parti potentiellement réduit mais idéologiquement clair. « Je n’ai pas de problème à ce qu’on soit moins nombreux, mais qu’on soit cohérents. » a-t-il précisé, jugeant que l’ambiguïté berne actuellement les partis de gouvernement.

Jean-François Copé trace une frontière nette avec Sarah Knafo et Éric Zemmour

Au centre des discussions, Sarah Knafo et Éric Zemmour semblent susciter de vives réactions. Interrogé sur les propos de Knafo, qui prône une alliance qu’elle juge « évidente« , Jean-François Copé a été catégorique : « On n’a rien à voir avec Sarah Knafo ni avec Zemmour. » Cela souligne une volonté de s’éloigner de ces figures politiques. À son sens, Éric Zemmour est « profondément anti-européen« , un point crucial pour lui.

L’ancien ministre a dénoncé les références intellectuelles de Zemmour, évoquant « l’éloge de penseurs d’extrême droite« , tels que Jacques Bainville, tout en faisant mention de Charles Maurras et d’Édouard Drumont, figures emblématiques qui ont inspiré l’extrême droite française et européenne. Pour Jean-François Copé, ces éléments idéologiques rendent une alliance impossible.

Dans ce contexte, les répercussions sur la structure de la droite française semblent inévitables, alors que les citoyens attendent des repères clairs dans un panorama politique souvent flou. Les positions de Jean-François Copé, à la fois fermes et structurées, incarnent cette recherche d’une identité politique renouvelée au sein des Républicains.