Ce lundi 3 août, le chef cuisinier Jean Imbert a été placé en garde à vue à Paris, suite à une enquête ouverte pour des violences conjugales. Cette décision fait suite aux accusations portées par trois de ses anciennes compagnes, dont des témoignages révélateurs ont été diffusés par les médias.
EN BREF
- Jean Imbert est en garde à vue depuis le 3 août 2025.
- Trois ex-compagnes, dont Alexandra Rosenfeld, portent plainte pour violences.
- Le chef cuisinier nie les accusations et se défend avec des documents.
Les accusations contre Jean Imbert remontent à plus d’un an. En avril 2025, le magazine Elle avait publié des témoignages de femmes dénonçant des violences physiques et psychologiques de la part du chef cuisinier. Ces révélations avaient marqué le début d’une série de plaintes, culminant avec son placement en garde à vue.
Alexandra Rosenfeld, ancienne Miss France, a été l’une des voix les plus audibles dans cette affaire. Elle a déclaré que son ex-partenaire lui aurait fracturé le nez en octobre 2013, lors du tournage d’une émission pour M6 qu’ils coanimaient ensemble. Sa plainte, déposée en mars dernier, a ouvert la voie à d’autres témoignages. Lila Salet, une actrice, a également affirmé avoir subi des violences de la part d’Imbert, portant plainte en août 2025.
Les avocates de Jean Imbert, Jacqueline Laffont et Julie Benedetti, ont indiqué que leur client se présentait à son audition avec de nombreux documents pour étayer sa version des faits. Elles ont souligné que Jean Imbert répondait à toutes les questions des enquêteurs, intégrant des éléments matériels qui visent à contredire les accusations portées contre lui.
Face à cette situation, Jean Imbert a décidé de se retirer de certaines de ses fonctions, notamment dans les cuisines de l’hôtel Le Martinez à Cannes. En avril dernier, il avait également perdu son poste au restaurant étoilé du Plaza Athénée à Paris, une décision qui semble être liée à la montée de la polémique entourant ces accusations.
Sur les réseaux sociaux, le chef cuisinier a pris la parole en août 2025 pour exprimer son inconfort face à l’impact médiatique de l’affaire. Il a déclaré ne pas avoir de doute sur l’issue de l’enquête tout en précisant qu’il ne pouvait pas s’exprimer librement dans ce contexte de bruit médiatique. Jean Imbert a également remercié ses équipes pour leur soutien en ces temps difficiles.
Cette affaire met en lumière la complexité des accusations de violences conjugales et les défis auxquels sont confrontées les victimes lorsqu’elles choisissent de parler. Les résultats de l’enquête pourraient avoir des répercussions significatives sur la carrière de Jean Imbert et sur la perception publique des violences conjugales dans le milieu du spectacle.
Les développements futurs de cette affaire seront suivis de près, tant par les médias que par le public, dans l’attente d’une clarification des faits et d’éventuelles suites judiciaires.