Jean Imbert : le chef placé sous statut de témoin assisté après 36 heures de garde à vue

Jean Imbert, chef cuisinier de renom, a été placé sous le statut de témoin assisté après une garde à vue de 36 heures. Cette décision, rendue par un juge d’instruction, modifie le cours de l’enquête à son encontre sans pour autant la clore. Le chef, rendu célèbre par sa victoire dans l’émission Top Chef, fait face à des accusations sérieuses de violences conjugales, portées par plusieurs de ses anciennes compagnes.

EN BREF

  • Jean Imbert, chef étoilé, devient témoin assisté après 36 heures de garde à vue.
  • Six ex-compagnes l’accusent de violences et de contrôle coercitif.
  • Une information judiciaire pour violences habituelles a été ouverte.

Les accusations à l’encontre de Jean Imbert font suite à une série de témoignages révélés en avril 2025. Quatre femmes ont partagé leurs expériences de comportements coercitifs, de jalousie excessive et d’humiliations. Parmi elles, l’ancienne comédienne Lila Salet a déposé une plainte pour violences conjugales et séquestration, évoquant une relation marquée par des violences physiques et psychologiques durant la période de 2012 à 2013.

Alexandra Rosenfeld, une autre ex-compagne, a également accusé le chef de lui avoir fracturé le nez lors d’un incident sur un tournage, un fait corroboré par une maquilleuse présente sur les lieux. Ces témoignages, bien que longtemps restés dans le domaine médiatique, ont conduit à une enquête officielle, confiée au parquet de Paris.

Le parquet a révélé que six anciennes compagnes d’Imbert ont été interrogées par les enquêteurs, toutes confirmant des violences ou des comportements coercitifs. Deux de ces femmes ont vu des charges retenues contre Imbert pour des faits survenus entre décembre 2023 et novembre 2024. Les plaignantes, souhaitant garder leur anonymat, ont initié une procédure judiciaire pour violences habituelles, entraînant une incapacité de travail de plus de huit jours.

Jean Imbert, après son audition, a obtenu le statut de témoin assisté. Ce statut intermédiaire indique qu’il existe des indices à son encontre, mais ne justifie pas encore une inculpation formelle. Le parquet a précisé que le chef conteste les accusations portées contre lui, une position soutenue par ses avocates qui parlent de récits biaisés.

Bien que le statut de témoin assisté ne signifie pas un non-lieu, il place Imbert dans une position délicate. Il conserve certains droits, comme celui d’être assisté par un avocat, tout en évitant une mise en examen immédiate. L’instruction se poursuit, dans un contexte où la présomption d’innocence coexiste avec des témoignages accablants.

Les répercussions de cette affaire sont déjà visibles sur la carrière d’Imbert. Révélé au grand public grâce à Top Chef en 2012, il s’est retiré de ses établissements en août 2025. En avril 2026, le Plaza Athénée a annoncé qu’il ne dirigerait plus son restaurant étoilé, bien qu’il conserve un rôle de directeur artistique au sein de l’établissement parisien. Cette chute professionnelle illustre comment les accusations, même non prouvées, peuvent altérer une carrière bâtie sur près de quinze années de succès.

Le statut de témoin assisté ne met pas fin à l’affaire, mais suspend plutôt son évolution. La suite se déroulera dans les couloirs du cabinet du juge d’instruction, loin des caméras et des projecteurs, où se décidera le sort d’un homme dont l’image publique est désormais profondément marquée.