Jean-Luc Lemoine, animateur emblématique de l’émission Samedi d’en rire, a décidé de sortir du silence après son éviction soudaine de l’émission, où il officiait depuis six saisons. Cette situation, qui semblait déjà tendue, atteint des sommets avec les accusations qu’il porte contre Bernard Montiel, son remplaçant, et la production de l’émission.
EN BREF
- Jean-Luc Lemoine accuse Bernard Montiel et la production d’inexactitudes concernant son éviction.
- Il remet en question la gestion de son contrat et les promesses non tenues.
- Un contentieux juridique semble se profiler entre l’animateur et son ancienne production.
Après l’annonce de son départ, Jean-Luc Lemoine a pris la parole sur les réseaux sociaux, se disant prêt à laisser son avocat s’exprimer sur cette affaire. Il a rapidement réfuté la version officielle avancée par la production, qui évoquait des « demandes répétées » de sa part qui seraient restées sans réponse. En effet, il a déclaré : « Je ne pensais pas qu’on pouvait être aussi inexact en seulement 4 pages », faisant allusion aux explications fournies par la production.
L’animateur rappelle que le fonctionnement de la chaîne France 3 a toujours été flou. Chaque année, l’équipe ne savait qu’en juin ou juillet si l’émission serait reconduite, ce qui compliquait considérablement la planification. Au mois de mai, alors qu’il interrogeait la production sur l’avenir du programme, il a reçu une réponse jugée rassurante : « On a signé pour deux ans cette fois ». Pourtant, son propre contrat se terminait fin juin, laissant planer un doute sur son avenir.
Concernant les « demandes répétées » qui lui ont été reprochées, Lemoine précise qu’il ne s’agissait que d’une question légitime sur le nombre d’épisodes inédits à venir. Cela faisait écho aux préoccupations du public, qui se plaignait des trop nombreuses rediffusions. Cependant, après avoir été informé qu’il pourrait y avoir des inédits, il n’a reçu aucune confirmation, ce qui a conduit à son éviction brutale.
Depuis la fin juin, l’animateur se retrouve sans emploi à la télévision. Bien qu’il ait reçu plusieurs propositions intéressantes, il n’a pas encore signé de contrat au moment de son message. Il dément les rumeurs qui circulent à ce sujet, les qualifiant de « pur mensonge ».
Les tensions ne s’arrêtent pas là. En s’attaquant à Bernard Montiel, Lemoine critique ses commentaires sur ses projets, affirmant que Montiel aurait prétendu tout savoir de ses intentions. Il déclare : « Dans un salon mondain, c’est rigolo de raconter n’importe quoi (…) mais sur un compte officiel, si on n’a pas d’infos, il vaut mieux se taire ».
Un autre point de friction est le terme « pleureuses », que Montiel aurait utilisé pour désigner l’équipe évincée, et qu’il aurait ensuite effacé. Lemoine ironise sur cette situation, en laissant entendre qu’une capture d’écran pourrait prouver ses dires.
Jean-Luc Lemoine se défend également de l’accusation selon laquelle l’ancienne équipe ne comprendrait pas le milieu de la télévision. Il affirme avoir une connaissance solide de ce domaine, mais refuse de se conformer à ce qu’il considère comme des pratiques déloyales.
Sa déclaration se conclut par un avertissement : « Pour la suite, je laisserai parler mon avocat avec eux ». Cette phrase marque une possible escalade vers un conflit juridique entre l’animateur et sa ancienne production. Les promesses non tenues et la gestion opaque de son contrat laissent présager une suite mouvementée dans cette affaire.
Alors que les tensions se multiplient, il reste à savoir si Bernard Montiel choisira de répondre publiquement à ces accusations ou s’il optera pour le silence.