Jean-Luc Mélenchon annonce sa candidature à la présidentielle de 2027 et cible le RN

Ce dimanche 3 mai 2026, sur le plateau de TF1, Jean-Luc Mélenchon a officiellement déclaré sa candidature à l’élection présidentielle de 2027. Cette annonce, attendue, intervient après l’approbation de sa candidature par les membres de La France insoumise (LFI) plus tôt dans la journée. À 74 ans, le leader de LFI entame ainsi sa quatrième campagne présidentielle, après celles de 2012, 2017 et 2022.

EN BREF

  • Jean-Luc Mélenchon se lance dans la course présidentielle de 2027.
  • Il s’attaque au Rassemblement national, jugé comme l’adversaire principal.
  • Des tensions internes à LFI sont signalées, avec des contestations de certains membres.

Dans son discours, Mélenchon a évoqué un sentiment d’urgence face aux défis mondiaux actuels. Il a souligné que le contexte géopolitique est instable, avec des menaces de guerre et des enjeux climatiques pressants. « Sans vouloir affoler, mais pour être lucide, nous entrons dans une saison très agitée de l’histoire du monde. Nous sommes menacés d’une guerre généralisée, nous sommes menacés par un changement spectaculaire du climat. Et puis nous avons une crise économique et sociale qui s’avance vers nous », a-t-il déclaré.

Le leader insoumis a également critiqué les divisions au sein des partis politiques, qui, selon lui, conduisent à une confusion avec une multitude de candidatures. Il a affirmé que sa campagne est unie autour d’une seule équipe et d’un programme clair, se démarquant ainsi des autres candidats. « Nous c’est carré. Il y a une équipe, un programme, un seul candidat », a-t-il insisté.

Jean-Luc Mélenchon a désigné le Rassemblement national (RN) comme son principal adversaire. Il a affirmé : « C’est l’adversaire principal puisqu’il paraît qu’il va gagner. Honnêtement, je ne le crois pas. Je ne sais même pas s’ils seront au deuxième tour […] Je pense que nous allons les battre à plate couture. » Cette déclaration reflète sa détermination et sa confiance en sa capacité à mobiliser le vote de gauche face à la montée du RN.

Malgré son expérience et son statut de figure emblématique de la gauche, Mélenchon fait face à des contestations internes croissantes. François Ruffin et Raquel Garrido sont parmi ceux qui critiquent sa direction, soulevant des questions sur la dynamique interne de LFI. Un récent ouvrage, « La Meute », a mis en lumière des accusations de dérives sectaires au sein du mouvement, avec des allégations de culte du chef et de purges des opposants.

Malgré ces tensions, les observateurs s’accordent à dire que Mélenchon reste le candidat de gauche le mieux placé pour atteindre le second tour de l’élection présidentielle. Son expérience et sa notoriété pourraient jouer en sa faveur, tout en témoignant de la complexité de la situation politique actuelle, où la fragmentation de la gauche pourrait s’avérer être un handicap.

La campagne de 2027 s’annonce déjà comme un combat décisif pour Mélenchon et LFI. Alors que le paysage politique évolue rapidement, les prochaines étapes de cette candidature seront surveillées de près, tant par ses partisans que par ses adversaires. La capacité de Mélenchon à rassembler et à fédérer autour de son message sera cruciale pour ses ambitions présidentielles.