Jean-Luc Mélenchon sous le feu des critiques pour ses propos sur Epstein

Une nouvelle controverse a éclaté autour de Jean-Luc Mélenchon, le fondateur de La France Insoumise (LFI), suite à des déclarations faites lors d’un meeting à Lyon le 26 février dernier. Ironisant sur la prononciation du nom « Epstein », M. Mélenchon a provoqué des accusations d’antisémitisme qui ont suscité de vives réactions au sein de la classe politique.

EN BREF

  • Jean-Luc Mélenchon ironise sur la prononciation du nom « Epstein » lors d’un meeting.
  • Des critiques de la classe politique, y compris du Crif, jugent ses propos antisémites.
  • Manuel Bompard qualifie la polémique de « ridicule » tandis que d’autres appellent à la condamnation.

Ce meeting avait pour but de soutenir les candidats de LFI aux élections municipales, mais la prise de parole de M. Mélenchon a rapidement dérivé vers une attaque contre les médias et ses détracteurs. C’est cependant sa plaisanterie sur le nom « Epstein » qui a retenu l’attention. « L’affaire Epstein ? Ah, je voulais dire ‘Epstine’, pardon ! Cela fait plus russe », a-t-il déclaré, entraînant des rires dans l’assemblée.

Cependant, cette blague n’a pas été bien accueillie. Plusieurs politiciens ont dénoncé ces propos comme étant empreints d’antisémitisme. Yonathan Arfi, président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), a qualifié la sortie de M. Mélenchon de « délire complotiste aux vrais relents antisémites ».

Les critiques se sont multipliées. Le député Horizons Frédéric Valletoux a qualifié les déclarations de M. Mélenchon de « glaçantes » et a souligné qu’elles témoignaient d’une dérive inquiétante. De son côté, le sénateur communiste Pierre Ouzoulias a affirmé que l’ancien ministre était « trop intelligent pour ignorer la portée de ses mots », affirmant qu’il était bien antisémite.

François Hollande a également pris la parole sur X, déclarant que « les abus de langage traduisent souvent les dérives de la pensée ». Il a ajouté que M. Mélenchon « a fini par tomber dans les formules antisémites les plus insupportables ».

Gabriel Attal, député des Hauts-de-Seine et Secrétaire général de Renaissance, a jugé que « toutes les limites ont été franchies » par M. Mélenchon, qualifiant l’antisémitisme de « monstruosité » et ses propos de « vulgarité ».

Raquel Garrido, sur BFMTV, a également exprimé ses inquiétudes, affirmant que M. Mélenchon « nous met en danger ». De son côté, Manuel Bompard a tenté de minimiser la controverse, la qualifiant de « polémique ridicule ».

En réponse aux critiques, Jean-Luc Mélenchon a défendu sa position, arguant que les accusations d’antisémitisme étaient des tentatives de diversion. Il a cité des médias qui avaient rapporté ses propos sur la prononciation du nom « Epstein » et a soutenu que « l’antisémitisme est du côté de ceux qui veulent tout ramener à ce sujet ».

Cette situation met en lumière la polarisation actuelle du discours politique en France, où les accusations d’antisémitisme sont régulièrement évoquées dans le cadre de débats politiques. M. Mélenchon, en tant que figure controversée de la gauche française, continue d’être au centre des débats, souvent à la croisée des critiques et des soutiens.