Jean-Marc Pujol, ancien maire de Perpignan, soutient Louis Aliot pour les municipales 2026

À quelques jours des Ă©lections municipales de 2026, un tournant politique se dessine Ă  Perpignan. Jean-Marc Pujol, ancien maire de la ville et membre du parti Les RĂ©publicains (LR), a annoncĂ© son soutien Ă  Louis Aliot, le maire sortant du Rassemblement national (RN). Un choix qui suscite des interrogations sur les alliances politiques locales et sur l’avenir des partis traditionnels.

EN BREF

  • Jean-Marc Pujol votera pour Louis Aliot lors des municipales de 2026.
  • Il prĂŽne une union des droites face aux dĂ©fis politiques actuels.
  • Plusieurs membres de son ancienne Ă©quipe le rejoignent dans ce soutien.

Jean-Marc Pujol, qui a occupĂ© la fonction de maire de Perpignan de 2009 Ă  2020, a fait cette annonce lors d’une interview diffusĂ©e sur la radio locale ICI Roussillon, le mardi 10 mars. Il justifie son choix par une volontĂ© d’unir les forces de droite dans un contexte politique qu’il juge en pleine mutation.

Ce soutien Ă  Louis Aliot, Ă©lu en 2020 aprĂšs avoir battu Pujol lors des municipales de 2014, est significatif. Pujol affirme que la situation politique actuelle nĂ©cessite une analyse qui transcende les partis. Pour lui, les formations politiques traditionnelles semblent avoir perdu leur pertinence. Il a dĂ©clarĂ© : « Les partis n’ont plus d’avenir. » Cette prise de position marque un changement dans le paysage politique local, oĂč les alliances sont souvent fluctuantes.

Dans son discours, l’ancien maire a Ă©galement Ă©voquĂ© le fait qu’il aurait pu s’allier avec Aliot lors des Ă©lections de 2020. À l’Ă©poque, toutes les listes de gauche s’Ă©taient retirĂ©es, ce qui aurait ouvert la voie Ă  une collaboration. Il a mentionnĂ© qu’il avait alors renoncĂ© Ă  cette idĂ©e pour des raisons de « morale publique », mais aujourd’hui, il semble prĂȘt Ă  franchir le pas.

Ce rapprochement entre Pujol et Aliot ne se limite pas Ă  une simple dĂ©claration. Plusieurs anciens membres de l’Ă©quipe municipale de Pujol, tels que Fatima Dahine, Pierre Parrat ou Chantal Bruzi, ont d’ores et dĂ©jĂ  rejoint la campagne d’Aliot. Pour Pujol, il s’agit d’un soutien logique, affirmant que ces Ă©lus ont toujours constituĂ© une part intĂ©grante de la droite.

Ce changement d’alliance pourrait Ă©galement ĂȘtre perçu comme une critique implicite de l’ancien maire Jean-Paul Alduy, qui lui avait transmis son Ă©charpe de maire en 2009. Alduy a rĂ©cemment exprimĂ© des regrets quant Ă  cette dĂ©cision. Pujol, quant Ă  lui, insiste sur le fait qu’il agit dans l’intĂ©rĂȘt des Perpignanais et que son choix de soutenir Aliot est motivĂ© par un besoin de clartĂ© dans les rapports politiques locaux.

Alors que les Ă©lections municipales approchent, le soutien de Pujol Ă  Aliot pourrait influencer la dynamique Ă©lectorale Ă  Perpignan. La question de l’union des droites dans un contexte oĂč les partis traditionnels semblent s’affaiblir sera sans aucun doute au cƓur des dĂ©bats.

Cette situation interpelle Ă©galement les Ă©lecteurs sur l’avenir politique de leur ville et sur les choix qui s’offrent Ă  eux. Le premier tour des Ă©lections municipales se dĂ©roulera ce dimanche, et les rĂ©sultats pourraient marquer un tournant dĂ©cisif pour la ville de Perpignan.