Jean-Michel Aulas, ancien président de l’Olympique lyonnais, s’est lancé dans la politique en visant la mairie de Lyon. Pour sa première candidature, il a affronté le maire sortant, Grégory Doucet, lors du premier tour des élections municipales de 2026. Bien que souvent considéré comme favori, le résultat final a réservé quelques surprises.
EN BREF
- Jean-Michel Aulas a obtenu 36,78 % des suffrages au premier tour.
- Grégory Doucet, le maire sortant, arrive en tête avec 37,36 %.
- Le second tour pourrait être déterminé par une alliance à gauche.
Le taux de participation à ce scrutin a été de 64,52 %, un chiffre en hausse par rapport à 2020. Ce premier tour a vu s’affronter une coalition écologiste et de gauche contre une alliance de droite et du centre sous la bannière « Cœur lyonnais ». Les résultats définitifs, publiés par la préfecture du Rhône, révèlent que Grégory Doucet a obtenu 76 318 voix, tandis que Jean-Michel Aulas a suivi de près avec 75 134 voix. L’écart entre les deux candidats est minime, seulement 1 184 voix, soit 0,58 point.
Ces résultats contrastent avec les sondages de l’automne 2025, qui créditaient Aulas d’environ 47 % d’intentions de vote, contre 24 % pour Doucet. L’ancien dirigeant sportif a reconnu avoir « certainement fait des erreurs » durant sa campagne, mais il a également relativisé ce score en le qualifiant de « premier match » avec un potentiel « match retour » à venir.
Jean-Michel Aulas s’est appuyé sur une alliance large regroupant diverses formations politiques, notamment Les Républicains, Renaissance, Horizons, le MoDem, l’UDI et même le Parti animaliste. Ce soutien a été souligné par ses partisans, qui mettent en avant son image et sa notoriété. Un jeune supporter, Louis, a déclaré : « Ce sera la classe d’avoir Jean-Michel Aulas comme maire le 22 mars. »
Pour un candidat sans expérience électorale préalable, atteindre 36,78 % dès le premier tour est un résultat significatif. Allan Bouamrane, un candidat de la liste Cœur lyonnais, a rappelé qu’Aulas partait de 17 % dans les premiers sondages, ce qui témoigne d’une progression notable. « Ce n’est pas une douche froide », a-t-il affirmé, voyant dans ce score un socle solide pour l’avenir.
Le second tour s’annonce crucial, et la clé pourrait résider dans les voix de gauche. Anaïs Belouassa-Cherifi, candidate de La France Insoumise, a obtenu 10,41 % des suffrages et s’est dite ouverte à une « fusion technique » avec la liste de Doucet, renforçant ainsi les chances de la gauche. Si ces voix s’unissent, cela pourrait permettre à la gauche d’atteindre près de 48 % des suffrages.
Grégory Doucet a exprimé sa satisfaction face à ces résultats, déclarant : « Le résultat de ce soir déjoue tous les pronostics ». Pour lui, cela confirme l’efficacité de sa campagne de proximité, même face à un adversaire largement médiatisé.
La compétition pour la mairie de Lyon reste donc très ouverte, et le second tour promet des enjeux importants pour la ville.