Le mardi 24 février, Jean-Michel Aulas, ancien président de l’Olympique lyonnais et candidat à la mairie de Lyon, a participé à son premier débat. L’événement, diffusé sur BFMTV, a été marqué par des échanges tendus, le candidat faisant face à une opposition robuste de la part de ses concurrents.
EN BREF
- Jean-Michel Aulas a été critiqué pour ses propositions sur les transports gratuits.
- Grégory Doucet a dénoncé une récupération politique après le décès de Quentin Deranque.
- Des accusations persistent sur ses liens avec des groupuscules violents.
Durant ce débat, Aulas a défendu sa vision pour Lyon, affirmant que « la ville de Lyon n’est pas un trophée de plus à mettre sur une étagère. » Cependant, ses concurrents ont rapidement mis en lumière ses propositions, notamment celle de rendre les transports en commun gratuits. Alexandre Dupalais, représentant du Rassemblement National, a dénoncé ce projet comme une « fausse promesse », ajoutant que Aulas s’était rapidement acclimaté à son nouveau rôle politique.
Grégory Doucet, le maire sortant et candidat écologiste, s’est également montré critique. Il a jugé indécente la demande de Aulas d’afficher le portrait de Quentin Deranque, un jeune homme décédé récemment, sur l’Hôtel de Ville. Doucet a qualifié cela de « récupération politique » inappropriée, soulignant que ce geste manquait de respect envers la famille et l’État de droit. À ce stade, Aulas a tenté de se défendre en affirmant que « les circonstances sont très particulières » et que ses intentions étaient pures.
Sur le sujet de l’immigration, Aulas a affirmé qu’il n’était pas en faveur de la régularisation des sans-papiers, tout en appelant la préfecture à accélérer le traitement des demandes en attente. Sa position a suscité des réactions mitigées, certains le critiquant pour sa proximité avec Emmanuel Macron, qu’il continue de soutenir. Il a exprimé sa volonté de « gérer en équipe », prônant une « addition des talents » plutôt qu’un affrontement entre les partis.
Un autre point de tension durant le débat a concerné les accusations de proximité de Aulas avec des groupuscules violents. Alors qu’il tentait de balayer ces allégations, il a reçu un soutien inattendu de la députée écologiste Marie-Charlotte Garin, qui a partagé sur X des visuels le montrant en interaction avec des membres de la Mezza, un groupe de hooligans d’extrême droite. Cela a relancé le débat sur la violence dans le football et la responsabilité des dirigeants.
Ce premier débat a mis en lumière les défis que Aulas devra surmonter s’il souhaite convaincre les électeurs lyonnais de lui faire confiance pour diriger la ville. Avec des concurrents comme Grégory Doucet, qui affiche 29 % d’intention de vote, et un candidat de droite crédité de 43 %, la route vers l’Hôtel de Ville s’annonce semée d’embûches.
En conclusion, Aulas se retrouve dans une position délicate, confronté à un environnement politique hostile et des critiques sur ses propositions et son passé. Sa capacité à répondre à ces défis sera déterminante pour l’avenir politique de Lyon.