Jean-Noël Barrot exige des explications après l’absence de l’ambassadeur américain

Le 24 février 2026, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a exprimé son mécontentement concernant l’absence de l’ambassadeur américain, Charles Kushner, convoqué par le Quai d’Orsay. Cette convocation faisait suite à une publication jugée controversée par l’ambassade américaine, concernant le décès de Quentin Deranque.

EN BREF

  • Jean-Noël Barrot demande des explications après l’absence de l’ambassadeur américain.
  • Un message polémique de l’ambassade américaine a suscité des tensions diplomatiques.
  • Le ministre espère maintenir une collaboration constructive avec les États-Unis.

Lors d’une interview sur Franceinfo, Jean-Noël Barrot a précisé que l’ambassadeur Charles Kushner avait été convoqué le 23 février, mais ne s’était pas présenté. Selon lui, cette absence était « loin des usages les plus élémentaires de la diplomatie ». Barrot a déclaré avoir demandé la révocation de l’accès direct de Kushner au gouvernement français, tant qu’il n’apporte pas d’explications satisfaisantes.

Au cœur de cette controverse, un message posté sur le réseau social X par l’ambassade américaine a été particulièrement mal reçu. Celui-ci affirmait que Washington continuerait à « suivre la situation » concernant les violences ayant conduit à la mort de Quentin Deranque, et espérait que les responsables soient traduits en justice. Pour Barrot, ce type de déclaration constitue une ingérence inacceptable dans le débat politique français.

Le ministre des Affaires étrangères a également mentionné l’importance de maintenir des relations constructives avec les États-Unis. Il a rappelé le caractère historique de l’alliance entre les deux nations, soulignant un moment marquant à venir : le 250e anniversaire des relations franco-américaines. Barrot a exprimé son souhait que cette année soit l’occasion de renforcer les liens entre les deux pays, soulignant une histoire commune marquée par des luttes pour la démocratie.

« Nous avons une histoire commune, faite de fraternité, d’armes, de combats pour la démocratie et j’ose espérer que c’est dans cet esprit que nous allons travailler tout au long de cette année, » a déclaré Jean-Noël Barrot, tout en maintenant qu’une explication de l’ambassadeur pourrait rétablir les relations diplomatiques. Selon lui, si Kushner s’explique, il retrouvera « naturellement l’accès aux membres du gouvernement français ».

Cette situation souligne les tensions croissantes entre Paris et Washington, où la diplomatie française semble se heurter à des comportements jugés inappropriés de la part des représentants américains. Jean-Noël Barrot, tout en affirmant sa déception, espère pouvoir rétablir un climat de confiance, nécessaire à la coopération entre les deux nations.