Jean-Philippe Tanguy admet que le Rassemblement national attire des individus extrêmes

Lors d’une intervention ce dimanche 11 octobre 2026, Jean-Philippe Tanguy, député du Rassemblement national (RN), a reconnu que son parti attirait « des dingues ». Cette déclaration fait suite à une série de révélations sur des collaborateurs du RN ayant tenu des propos racistes et antisémites sur les réseaux sociaux.

EN BREF

  • Jean-Philippe Tanguy reconnait l’infiltration d’individus extrêmes au RN.
  • Franck Allisio a mis fin à un contrat d’attaché parlementaire pour des publications controversées.
  • Tanguy défend Jordan Bardella malgré les accusations de propos antisémites.

Ces dernières semaines, la situation au sein du Rassemblement national s’est tendue, notamment avec l’annonce de Franck Allisio, député du RN des Bouches-du-Rhône. Ce dernier a décidé de « mettre fin » au contrat de son attaché parlementaire, Louis Grégoire, à la suite de révélations de Libération. Ce collaborateur est accusé d’avoir partagé des contenus racistes et antisémites sur son compte Facebook.

Dans un contexte délicat pour le RN, Tanguy a donc pris la parole pour évoquer ces incidents. Interrogé sur le plateau de l’émission BFM Politique, il a qualifié certains membres de son parti de « dingues » et a fait état d’infiltrations problématiques. « J’en ai viré beaucoup, des dingues. Mais ils se cachent, ils sont infiltrés », a-t-il déclaré, mettant ainsi en lumière la difficulté de gérer les opinions extrêmes au sein de ses rangs.

Ces déclarations interviennent dans un contexte où le RN tente de se dédiaboliser, une stratégie mise en avant par Marine Le Pen. Malgré les efforts, les révélations continuent de ternir l’image du parti. Tanguy a notamment évoqué le cas de collaborateurs qui, sous pseudonyme, insultaient le parti tout en y travaillant.

En parallèle, le député a affirmé sa « confiance absolue en Jordan Bardella », le président du RN, en dépit des accusations formulées à son encontre, notamment celles relayées par Le Canard enchaîné et Mediapart. Tanguy a minimisé ces accusations, les qualifiant de « détails insignifiants » et a critiqué les journalistes pour leurs méthodes, les accusant d’« interroger des amis d’enfance de Jordan Bardella » pour « faire les poubelles ».

Le Rassemblement national, en proie à des tensions internes et à des critiques externes, doit désormais naviguer parmi ces accusations, tout en essayant de maintenir une image d’union et de respectabilité. Les prochaines semaines seront cruciales pour savoir si Tanguy et ses collègues parviendront à gérer ces crises et à répondre aux attentes d’un électorat en quête de clarté et de transparence.