Six mois après la disparition tragique de sa fille, Angela Legobien-Cadillac, Jérôme Legobien-Cadillac appelle à un durcissement de la législation contre les discours masculinistes. Ce père endeuillé a exprimé sa colère et sa douleur lors d’une interview accordée à ICI Occitanie, ce mardi 22 septembre 2026. Angela et son ex-compagne, Audrey Cavalié, ont été victimes d’un meurtre en mars dernier, un acte qui soulève des questions sur le climat de violence envers les femmes.
EN BREF
- Jérôme Legobien-Cadillac demande des sanctions contre les discours masculinistes.
- Il associe le masculinisme à du racisme anti-femme.
- Les familles des victimes réclament le rapatriement de Cédric Prizzon en France.
Dans un discours poignant, Jérôme Legobien-Cadillac a décrit le masculinisme comme une forme de « racisme anti-femme », insistant sur le fait que ce sont des hommes qui ne supportent pas les femmes qui les rejettent. Il a plaidé pour l’instauration d’une loi permettant de sanctionner ces discours, affirmant que les auteurs de tels propos devraient être enfermés pour « leur couper la parole ». Cette demande illustre une volonté de protéger les femmes des violences symboliques et physiques qui émanent de ces idéologies toxiques.
La prise de parole de Jérôme Legobien-Cadillac s’inscrit dans le cadre de l’affaire Cédric Prizzon. Ce dernier, interpellé au Portugal, est accusé d’avoir tué Angela et Audrey en mars 2026. Les familles des victimes exigent que l’affaire soit jugée en France, soulignant l’importance de ne pas oublier ces tragédies et de faire vivre la mémoire des deux femmes.
Lors de l’entretien, Jérôme Legobien-Cadillac a également abordé la nécessité de rapatrier Cédric Prizzon en France. « Ce qui me pousse, c’est qu’on n’oublie pas cette affaire, pour faire vivre la mémoire d’Angela et d’Audrey », a-t-il déclaré. Son engagement démontre une volonté forte de justice et de reconnaissance des souffrances infligées par de tels actes.
Les discours masculinistes ont également été mis en lumière par le Haut Conseil à l’Égalité entre les femmes et les hommes, qui a alerté sur le caractère idéologique de l’affaire. Ce dernier a évoqué des messages de harcèlement et de menaces attribués à Prizzon, soulignant la menace que représente cette idéologie. Un rapport du Sénat publié en juin 2026 a également étudié le lien entre le masculinisme et les violences faites aux femmes, citant l’affaire de Cédric Prizzon comme un exemple marquant.
Jérôme Legobien-Cadillac s’interroge sur les motivations qui poussent certains hommes à tenir des discours de haine envers les femmes. « Je ne comprends pas ce qui peut les amener à vriller », a-t-il affirmé, mettant en évidence la nécessité d’un débat sociétal autour de ces questions. Son appel à une législation contre le masculinisme soulève des enjeux cruciaux sur la protection des femmes et la lutte contre les discours de haine.
En somme, l’engagement de Jérôme Legobien-Cadillac est révélateur d’une colère et d’une douleur profondes face à l’inacceptable. La lutte contre le masculinisme et les violences faites aux femmes est plus que jamais d’actualité, et il est essentiel que des mesures concrètes soient prises pour prévenir de telles tragédies à l’avenir.