Dans un contexte politique en pleine mutation, le Rassemblement national (RN) continue de se tailler la part du lion dans les intentions de vote pour la présidentielle de 2027. Un sondage Ifop-Fiducial, réalisé pour Sud-Radio et Le Figaro, a révélé ce mercredi que Jordan Bardella, président du RN, est largement en tête, quel que soit le candidat représenté par le parti d’extrême droite.
EN BREF
- Jordan Bardella recueille 36% des intentions de vote au premier tour.
- Édouard Philippe et Gabriel Attal peinent à atteindre les 16% de soutien.
- Le sondage a été réalisé les 26 et 27 février 2026 sur un échantillon de 1.393 personnes.
Le sondage met en lumière la position dominante de Jordan Bardella, qui, avec 36% des intentions de vote, surclasse largement ses concurrents. Ce score est comparable à celui de Marine Le Pen, qui pourrait obtenir entre 34 et 35% si elle se présentait. Une telle performance illustre la solidité du RN dans un paysage politique où tant le centre-droit que la gauche semblent en difficulté.
À titre de comparaison, l’ancien Premier ministre Édouard Philippe, représentant du parti Horizons, pourrait rassembler seulement 16% des voix s’il était le candidat unique du bloc central. De son côté, Gabriel Attal, le candidat de Renaissance, est estimé à un faible 10 à 11%. D’autres figures du centre, comme Gérald Darmanin et Sébastien Lecornu, ne dépassent pas les 10% d’intentions de vote.
Le Rassemblement national ne se contente pas de dominer le débat, il semble également bénéficier d’une dynamique favorable auprès des électeurs, tandis que les autres partis peinent à se faire entendre. Bruno Retailleau, le candidat déclaré des Républicains, se situerait entre 10 et 12% selon les différentes configurations, mais son score pourrait grimper à 17% s’il était le candidat unique du bloc central et de la droite.
Du côté de la gauche, la situation est tout aussi préoccupante. Jean-Luc Mélenchon (LFI) obtiendrait entre 10 et 11% des voix, tandis que Raphaël Glucksmann (Place publique, PS) se situerait entre 10 et 12%. Les autres candidats de gauche, tels que Marine Tondelier (Écologistes) et Fabien Roussel (PCF), affichent des scores encore plus bas, sous les 5% et 3% respectivement. À noter que si François Hollande avait été le candidat à la place de Glucksmann, il resterait en dessous des 8%, tandis qu’Olivier Faure ferait chuter les socialistes à 5% des intentions de vote.
Ces chiffres soulignent un déséquilibre marqué dans le paysage politique français, où le Rassemblement national s’impose comme une force incontournable. Toutefois, il est essentiel de rappeler que ce sondage, comme toute enquête d’opinion, ne représente qu’une photographie à un moment donné et ne peut prédire l’issue des élections futures.
Réalisée en ligne auprès de 1.393 personnes inscrites sur les listes électorales, l’enquête a été conduite selon la méthode des quotas. La marge d’erreur est estimée entre 1,1 et 2,5 points, ce qui doit inciter à la prudence dans l’interprétation des résultats.