Après plusieurs jours de silence, Jordan Bardella, président du Rassemblement national (RN), s’est exprimé suite à l’annonce de la candidature de Marine Le Pen à l’élection présidentielle de 2027. Lors d’un entretien accordé au Figaro, il a tenu à démentir les rumeurs de tensions internes au sein du parti, affirmant qu’il se portait bien.
EN BREF
- Jordan Bardella s’exprime après l’annonce de Marine Le Pen comme candidate.
- Il vise à bâtir un programme et une majorité solide pour le RN.
- Le duo Le Pen-Bardella domine les sondages à neuf mois des élections.
Jordan Bardella, qui était perçu comme le candidat naturel du RN, a utilisé cette première prise de parole pour se positionner comme un potentiel Premier ministre. Son discours, empreint de confiance, a été prononcé dans un contexte où la candidature de Marine Le Pen est entourée de controverses, notamment à cause de sa récente condamnation dans l’affaire des assistants parlementaires.
Lors de cette déclaration, il a pris soin de balayer toute forme d’amertume, affirmant : « Je vais très bien. Merci de vous en soucier ». Cette phrase, simple mais significative, visait à répondre aux critiques qui ont émergé suite à ses récentes apparitions publiques, où son attitude avait été interprétée comme préoccupante.
Il est intéressant de noter que, malgré les défis juridiques qui pèsent sur Marine Le Pen, notamment une peine potentielle de bracelet électronique, Bardella se concentre sur l’avenir du RN. Il a souligné l’importance de « bâtir un programme » et de « former un gouvernement » capable de rassembler une majorité à l’Assemblée nationale. Son ambition est claire : « La France est en danger et nous avons pour mission de la sauver », a-t-il affirmé.
Dans cette optique, il envisage de constituer un « gouvernement d’union nationale », élargissant son appel au-delà des seuls membres du RN. Bardella met ainsi en avant une stratégie d’inclusion visant à séduire l’électorat de droite, qui, selon lui, se sent orphelin d’un leader fort. Il a exprimé sa conviction que des figures comme Bruno Retailleau, président des Républicains, pourraient rejoindre des mouvements centrés autour d’Édouard Philippe.
La dynamique entre Marine Le Pen et Jordan Bardella semble donc s’orienter vers une complémentarité, où chacun joue un rôle distinct tout en travaillant vers un objectif commun. Le président du RN a déclaré : « Marine Le Pen aspire à présider la France. Je souhaite la gouverner ». Cette formulation pourrait symboliser une volonté de collaboration stratégique, visant à maximiser les chances du RN lors des élections à venir.
En parallèle, les sondages montrent que Marine Le Pen atteint 35 % d’intentions de vote au premier tour, tandis que Jordan Bardella, bien qu’il ait perdu du terrain, reste une figure clé au sein du parti. Il souhaite maintenir une voix forte et affirmée, tout en continuant à exprimer sa sensibilité sur des sujets économiques, une thématique qui semble se démarquer de la ligne traditionnelle du RN.
Enfin, Bardella a insisté sur l’importance de maintenir un dialogue interne au sein du parti, affirmant : « Un parti sans discussion et des chefs entourés de silence, cela n’existe pas ». Cette déclaration souligne sa volonté d’encourager un débat ouvert, essentiel pour la vitalité du RN à l’approche des élections de 2027.