Dans une récente interview accordée à Jordan de Luxe, Julien Lepers a partagé des souvenirs poignants de son ami Herbert Léonard, décédé il y a quelques semaines. Cet échange, diffusé dans l’émission Le Jet de Luxe, a permis à l’animateur de revenir sur leur complicité artistique, mais aussi sur le moment tragique où il a appris la maladie de son ami.
EN BREF
- Julien Lepers évoque avec émotion son dernier échange avec Herbert Léonard.
- Le chanteur a annoncé sa maladie à Lepers, qui a compris la gravité de la situation.
- Un dîner manqué continue de hanter l’animateur, marquant la fin d’une époque.
Julien Lepers, connu pour sa carrière d’animateur télé, a évoqué avec une grande intensité ses souvenirs liés à Herbert Léonard, un des chanteurs emblématiques de la chanson française. Ce dernier, ami proche et confident, avait collaboré avec Lepers sur plusieurs projets musicaux. Le souvenir le plus marquant pour l’animateur reste l’annonce de la maladie de Léonard, un moment qui l’a profondément affecté.
Il se remémore avec précision l’appel qu’il a reçu un soir, alors qu’il se trouvait dans sa voiture, Place Champerret. À 18 heures, Herbert Léonard l’informe de sa condition de santé : un cancer des poumons. « C’est le genre de truc… Tu sais où tu es physiquement quand tu apprends un truc », confie Lepers, soulignant la gravité des mots prononcés par son ami.
La conversation qui s’ensuit est lourde de sens. Les deux hommes échangent longuement, et Lepers comprend que le diagnostic est sévère. Les médecins avaient été clairs : il ne restait que quelques mois à Herbert Léonard. Malgré cette réalité, l’animateur espérait un miracle, persuadé que la science pourrait venir à bout de cette terrible maladie.
La voix de Julien Lepers se brise lorsqu’il évoque la mort de son ami, survenue un dimanche à Melun. Les souvenirs affluent alors, des moments partagés sur scène aux voyages dans des lieux exotiques comme Honolulu. Leur amitié, tissée au fil des années, repose sur des expériences communes, des rires et des créations musicales.
Mais ce qui le touche le plus aujourd’hui n’est pas tant l’annonce de la maladie que le souvenir d’une décision prise quelques semaines avant la disparition de Herbert Léonard. Après une soirée ensemble, ce dernier avait proposé à Lepers de prolonger la nuit autour d’un dîner. « Julien, tu viens, on va dîner ensemble ? » lui avait-il demandé. Lepers, ayant des engagements, avait décliné l’invitation. Un choix qui, bien que banal sur le moment, pèse lourd dans son esprit aujourd’hui.
« Je m’en souviendrais toute ma vie, je le regretterais toute ma vie », déclare-t-il, conscient que ce fut leur dernière rencontre. Cette image de son ami, s’éloignant avec une démarche fragile, reste gravée dans sa mémoire. Une soirée manquée, un dîner qui n’a jamais eu lieu, et ce regret lancinant qui l’accompagne désormais. Pour Lepers, chaque évocation d’Herbert Léonard est teintée de cette mélancolie, d’une amitié perdue et des souvenirs qui l’entourent.
Julien Lepers se retrouve aujourd’hui face à ses souvenirs, cherchant à comprendre la fragilité de la vie et l’importance de chaque moment partagé. Son témoignage résonne ainsi comme un appel à la chérir et à la célébrer, tout en rappelant que les décisions que nous prenons peuvent avoir des conséquences durables, parfois imprévisibles.