Julio Iglesias à nouveau dans la tourmente : nouvelles accusations d’agression sexuelle

Le célèbre chanteur Julio Iglesias fait face à de nouvelles accusations d’agression sexuelle, alors que deux anciennes employées ont déposé une plainte en Espagne. Ces accusations surviennent quelques mois après le classement sans suite d’une première plainte similaire, marquant un tournant dans cette affaire judiciaire sensible.

EN BREF

  • Deux anciennes employées accusent Julio Iglesias d’exploitation et d’agression sexuelle.
  • Les faits se seraient déroulés en 2021 en République Dominicaine et aux Bahamas.
  • Une nouvelle procédure pourrait rouvrir le dossier grâce à un argument juridique inédit.

Rebeca et Laura, des pseudonymes choisis pour protéger leur identité, ont saisi la Section d’Instruction du Tribunal Central de Instancia en Espagne. Elles affirment que Julio Iglesias a abusé de son pouvoir en créant un environnement de travail oppressif où l’exploitation était monnaie courante. Les incidents dénoncés se seraient produits dans ses propriétés à l’étranger, notamment en République Dominicaine et aux Bahamas.

Ces nouvelles allégations viennent s’ajouter à une plainte similaire déposée en début d’année, qui avait été classée sans suite par le parquet espagnol en raison d’un manque de juridiction. Cette situation soulève des questions sur la manière dont les plaintes pour agression sexuelle sont traitées dans le pays. Dans des affaires sensibles comme celle-ci, la vérité a souvent besoin de temps pour émerger.

Les plaignantes s’appuient sur un argument juridique innovant : la loi organique du pouvoir judiciaire espagnol permet de juger un ressortissant pour des faits commis à l’étranger si ceux-ci constituent également un délit en Espagne. L’organisation Women’s Link, qui soutient les plaignantes, compte exploiter cette faille pour faire avancer leur cause.

Les témoignages des deux femmes sont particulièrement troublants. L’une d’elles a déclaré : « Il m’utilisait presque toutes les nuits. Je me sentais comme un objet, comme une esclave. » Cette affirmation met en lumière l’atmosphère de contrôle dans laquelle elles évoluaient, marquée par des pratiques de surveillance intrusives et une absence totale de contrat formel.

L’autre plaignante a aussi relaté des comportements inappropriés de la part de l’artiste, décrivant des incidents où il aurait touché ses parties intimes sur la plage. Ces récits choquants soulignent l’angoisse et le malaise que ces femmes ont dû endurer au sein de leur environnement de travail.

En réponse à la première plainte, Julio Iglesias avait nié avec véhémence toutes les accusations, affirmant qu’il n’avait jamais abusé ni manqué de respect à quiconque. Il avait exprimé une « tristesse profonde » face à ce qu’il qualifiait d’accusations « absolument fausses ». À ce jour, il n’a pas encore réagi publiquement à ces nouvelles allégations.

Jovana Ríos Cisneros, directrice de Women’s Link, insiste sur l’importance de l’accès à la justice pour toutes les victimes, indépendamment de la notoriété de l’accusé. Le tribunal est désormais appelé à se prononcer sur la réouverture de l’enquête, un processus qui pourrait prendre du temps, tout comme d’autres affaires médiatisées qui ont connu des rebondissements inattendus des mois après leur classement.

Les accusations portées par ces deux femmes montrent que le débat sur la responsabilité des personnalités publiques face aux allégations de ce type est plus pertinent que jamais. La justice espagnole est désormais confrontée à la nécessité de trancher cette affaire délicate. Reste à savoir si l’affaire Iglesias sera suffisamment solide pour aboutir à un procès, ou si elle sera une nouvelle fois classée sans suite.