À 58 ans, Karine Le Marchand demeure l’un des visages emblématiques de M6 grâce à son émission L’Amour est dans le pré. Toutefois, son histoire est marquée par un SMS envoyé par l’ancien footballeur Lilian Thuram, un message qui a suscité des répercussions bien au-delà de leur relation personnelle.
EN BREF
- Karine Le Marchand et Lilian Thuram se séparent en 2013 après une relation tumultueuse.
- Un SMS jugé violent de Thuram a été au cœur d’une affaire judiciaire pour diffamation.
- Le tribunal a reconnu le caractère diffamatoire des déclarations de Thuram, mais l’a relaxé pour « bonne foi ».
Le 3 septembre 2013, Karine Le Marchand dépose une plainte pour violences conjugales après une séparation tumultueuse avec Lilian Thuram. Elle évoque une altercation physique, affirmant avoir été projetée contre un réfrigérateur. Malgré tout, elle retire rapidement sa plainte, précisant que cette décision vise à apaiser la situation pour le bien de leurs enfants. Néanmoins, elle maintient que les faits qu’elle a rapportés sont bien réels.
C’est dans ce contexte de tensions que le SMS controversé a été envoyé. Dans ce message, Karine Le Marchand écrivait à son ex-compagnon : « Je rentre avec mes affaires à la maison. Si tu veux la guerre Lilian, tu vas l’avoir. » Ce texto, devenu public, a été projeté sur le plateau du Grand Journal de Canal+ quelques semaines plus tard, amplifiant les répercussions de leur séparation.
Lors de sa présence dans l’émission le 17 octobre 2013, Lilian Thuram s’est défendu en affirmant n’avoir jamais été violent envers une femme. Il a également décrit la situation comme une demande de compensation financière de la part de Karine Le Marchand. Dans ses propos, il insinue que le SMS qu’elle a envoyé témoigne d’une volonté de nuire à son image. Ce message a été authentifié par un huissier, ajoutant une dimension légale à cette affaire déjà médiatisée.
Face à la divulgation de ce message privé, Karine Le Marchand a décidé d’assigner son ancien partenaire en diffamation, réclamant un euro symbolique de dommages et intérêts. Elle estimait ainsi que ses déclarations publiques l’avaient présentée comme une menteuse, motivée uniquement par un intérêt financier. L’affaire a soulevé des questions sur la vie privée des personnalités publiques et sur les limites de l’expression dans un contexte médiatique.
Le 19 février 2016, le tribunal a reconnu que certaines déclarations de Thuram étaient diffamatoires, mais a décidé de le relaxer en raison de la « bonne foi ». Les juges ont estimé que ses déclarations étaient une réponse à des accusations médiatisées, et ce, dans un ton jugé modéré. Par conséquent, ni Karine Le Marchand ni Lilian Thuram n’ont été condamnés, bien que le message « Si tu veux la guerre Lilian, tu vas l’avoir » reste gravé dans les mémoires.
Cette affaire complexe, qui mêle des éléments personnels à des considérations juridiques, illustre les défis rencontrés par les personnalités publiques face aux conséquences de leur vie privée exposée au grand jour. Aujourd’hui encore, ce SMS continue de hanter Karine Le Marchand, rappelant à chacun que les mots peuvent avoir un poids significatif, surtout lorsqu’ils sont prononcés dans des moments de vulnérabilité.