Dans la nuit du 1er au 2 juillet 2023, Kiev a subi une attaque dévastatrice, marquée par des frappes massives de drones et de missiles russes. Ce bombardement a causé la mort d’au moins 21 personnes et blessé près de 90 autres, représentant la pire agression sur la capitale ukrainienne depuis le début du conflit en 2022.
EN BREF
- Une attaque massive a frappé Kiev, faisant 21 morts et 90 blessés.
- Les autorités ukrainiennes appellent à un soutien accru pour la défense aérienne.
- Le maire de Kiev a déclaré un jour de deuil national.
Au cœur de cette offensive, le ministère russe de la Défense a expliqué que ces frappes étaient une réaction aux « attaques terroristes » menées par le régime de Kiev contre des infrastructures civiles. Les cibles principales étaient des installations militaires et des sites énergétiques dans la région.
Les conséquences de cette attaque sont visibles dans toute la ville : des immeubles résidentiels se sont effondrés sous la force des explosions. Sabina Mambetova, une résidente de 32 ans, a décrit la destruction de son appartement en ces termes : « Il y a eu beaucoup de frappes auparavant, mais c’est la première fois que c’est comme ça. »
Le maire de Kiev, Vitali Klitschko, a confirmé le bilan tragique, indiquant que le nombre de victimes pourrait malheureusement augmenter avec la poursuite des opérations de recherche sous les décombres.
La panique s’est répandue dans les rues de Kiev, où des milliers de citoyens se sont précipités vers les abris. Environ 52 000 personnes, dont 4 500 enfants, se sont réfugiées dans les stations de métro, un chiffre record pour la capitale. Kateryna Koval, une habitante, a déclaré qu’elle avait décidé de retourner dans les abris après une série d’attaques sur des cibles civiles. « J’ai attrapé mon enfant et couru vers un abri, dont je ne suis pas sorti avant ce matin », a raconté Karina Taran, une autre résidente, visiblement bouleversée.
En réponse à cette escalade de violence, le maire a décrété un jour de deuil pour honorer les victimes. Andriï Sybiga, ministre des Affaires étrangères d’Ukraine, a exhorté les pays alliés à ne pas retarder les décisions concernant le renforcement des capacités de défense aérienne de l’Ukraine, suite à cette nuit d’horreur.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a également appelé à un soutien accru, en demandant aux États-Unis une licence pour produire des missiles Patriot, en vue d’anticiper de futures attaques. Il a souligné que la Russie semble préparer une offensive de grande envergure, incitant les Ukrainiens à redoubler de vigilance.
« La Russie frappe des cibles civiles uniquement pour contraindre l’Ukraine à renoncer à son État », a-t-il déclaré. Cette stratégie, selon lui, ne fonctionnera pas. Zelensky a aussi mentionné l’approbation d’une « opération d’influence » de 40 jours contre la Russie pour inciter à mettre fin aux hostilités.
Les attaques sur Kiev ne sont pas un événement isolé. Le 2 juin, une offensive similaire avait causé 23 morts, et les représailles ukrainiennes avaient provoqué des dégâts importants en Russie. La tension reste donc palpable alors que des opérations militaires continuent des deux côtés de la frontière.
La réponse internationale ne s’est pas fait attendre. Kaja Kallas, cheffe de la diplomatie européenne, a annoncé la proposition de nouvelles sanctions contre les entités soutenant le complexe militaro-industriel russe. « Nous continuons à faire monter la pression jusqu’à ce que la Russie comprenne qu’elle ne peut pas gagner », a-t-elle affirmé sur les réseaux sociaux.
Dans un contexte de violence persistante, le porte-parole de Vladimir Poutine, Dmitri Peskov, a précisé que la Russie continuera à intensifier la pression sur le régime de Kiev pour atteindre ses objectifs militaires.
Les événements récents à Kiev illustrent l’ampleur tragique de la guerre en Ukraine, où la population civile continue de payer un lourd tribut. Le soutien international et la solidarité semblent plus que jamais nécessaires pour faire face à cette réalité dévastatrice.