La Bourse de Paris a enregistré une nette progression mercredi, portée par l’annonce d’un cessez-le-feu de deux semaines entre les États-Unis et l’Iran, entraînant la réouverture du détroit d’Ormuz. Cette annonce a eu un impact significatif sur les marchés, permettant à l’indice CAC 40 de s’envoler.
EN BREF
- Le CAC 40 a grimpé de 4,49 %, atteignant 8.263,87 points.
- Les valeurs industrielles et aériennes ont particulièrement bénéficié de la baisse des prix du pétrole.
- Le cessez-le-feu reste fragile, avec des tensions persistantes au Liban.
Le CAC 40 a ainsi gagné 355,13 points, se rapprochant de ses niveaux d’avant-guerre en Iran. À titre de comparaison, l’indice avait clôturé à 8.580,75 points fin février, juste avant le début du conflit, et se redresse également par rapport à son plus bas enregistré depuis juin 2025, à 7.505,27 points, le 23 mars. Sur l’ensemble de l’année, le CAC 40 affiche une hausse de 1,40 %.
Cette réaction positive du marché après l’annonce de la trêve a été décrite par Tamas Varga, analyste chez PVM Oil Associates, comme un « rebond de soulagement ». Il a également noté que le pétrole, pressentant une reprise du trafic via le détroit d’Ormuz, a vu ses prix chuter.
Des marchés en mouvement
Malgré les tensions internationales persistantes, notamment au Liban où Israël a intensifié ses frappes contre le Hezbollah, les marchés semblent résilients. Fawad Razaqzada, analyste chez Forex.com, a souligné qu’il est « encourageant de voir les marchés conserver leurs gains malgré ces informations ».
Les valeurs industrielles ont particulièrement tiré profit de la situation actuelle. Par exemple, ArcelorMittal a vu son action grimper de 12,84 %, atteignant 51,50 euros. Saint-Gobain a également enregistré une hausse significative de 7,56 %, se chiffrant à 76,26 euros. Cette dynamisation des valeurs industrielles est d’autant plus marquée compte tenu des difficultés rencontrées par le secteur en raison de l’augmentation des coûts de l’énergie engendrée par la guerre.
Les compagnies aériennes ont également enregistré des performances impressionnantes, avec Air France-KLM en hausse de 11,26 % à 9,88 euros. Les constructeurs automobiles n’ont pas été en reste, Stellantis affichant une hausse de 6,26 % à 6,72 euros, tandis que Renault a progressé de 6,93 % à 31,46 euros.
Un acteur à la traîne
À l’inverse, TotalEnergies a connu une journée difficile, se classant bon dernier du CAC 40 avec une baisse de 3,09 %, clôturant à 76,81 euros. Cette chute des valeurs pétrolières est révélatrice des fluctuations du marché en réponse aux nouveaux développements géopolitiques.
Le contexte actuel est donc marqué par des gains généralisés sur les places boursières, mais avec une vigilance accrue sur les événements internationaux. Les investisseurs continuent de surveiller l’évolution de la situation au Moyen-Orient, particulièrement la fragilité du cessez-le-feu, qui pourrait impacter les marchés à tout moment.