Après la mort tragique de deux soldats français au Liban, le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a dénoncé ce jeudi 23 avril un acte qu’il qualifie de « crime de guerre ». Les deux militaires, le caporal-chef Anicet Girardin, 31 ans, et le sergent-chef Florian Montorio, 40 ans, ont perdu la vie lors d’une attaque attribuée au Hezbollah.
EN BREF
- Deux soldats français tués dans une attaque au Liban, attribuée au Hezbollah.
- Jean-Noël Barrot qualifie l’attaque de crime de guerre.
- Cérémonie d’hommage national prévue à Montauban pour le sergent-chef Montorio.
Le ministre a souligné l’importance du rôle des Casques bleus, qui œuvrent pour la paix dans la région. « S’en prendre à ces soldats de paix, qui sont là pour réduire les tensions, constitue un crime de guerre », a-t-il déclaré sur France Info. Il a également précisé que l’enquête se poursuit pour déterminer les circonstances exactes de l’attaque.
Les soldats français, intégrés à la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul), ont pour mission de contribuer au processus de paix, notamment en ce qui concerne le désarmement du Hezbollah et le retrait des forces israéliennes. Jean-Noël Barrot a rappelé que ces soldats sont des cibles clairement identifiables sur le terrain, ce qui renforce la gravité de l’attaque.
« C’est une atteinte à la communauté internationale entière », a ajouté le ministre, insistant sur la nécessité de faire justice. La France exerce des pressions sur les autorités libanaises pour obtenir des éclaircissements sur cette agression.
Ce jeudi matin, une cérémonie d’hommage national est prévue à Montauban pour rendre hommage au sergent-chef Florian Montorio, qui avait servi dans de nombreux théâtres d’opération depuis son engagement militaire en 2007. Il a été tué par un tir direct à l’arme légère dans la région de Deir-Kifa, comme l’a précisé Catherine Vautrin, la ministre des Armées.
L’attaque a été attribuée par les autorités françaises et l’ONU au Hezbollah, mouvement pro-iranien actif dans le sud du Liban. Ce dernier a nié toute implication dans l’incident. Par ailleurs, Emmanuel Macron a annoncé que le caporal-chef Anicet Girardin, blessé lors de la même embuscade, avait succombé à ses blessures.
La situation au Liban est particulièrement volatile depuis le début de la guerre entre Israël et l’Iran, qui a débuté fin février. Au total, trois soldats français ont perdu la vie dans ce contexte. Le major Arnaud Frion avait été tué en Irak mi-mars dans une attaque de drones attribuée à une milice pro-iranienne.
Ce triste événement rappelle les dangers auxquels sont confrontés les Casques bleus et souligne l’importance d’un engagement continu pour la paix dans cette région chaotique. La France reste déterminée à défendre ses soldats et à poursuivre les responsables de cette attaque.