Le sommeil est un élément fondamental pour notre santé. L’Assurance maladie rappelle qu’un adulte a besoin de 7 à 8 heures de sommeil par nuit pour rester en forme. Or, dormir moins de 6 heures expose à des risques variés, tels que la somnolence, l’irritabilité ou encore des maladies chroniques comme le diabète ou les problèmes cardiovasculaires. Dans ce contexte, la sieste apparaît comme une solution temporaire pour compenser une nuit trop courte. Mais est-il réellement conseillé d’en faire tous les jours ?
EN BREF
- La sieste peut réduire la somnolence et améliorer la mémoire.
- Une durée optimale de 5 à 20 minutes est recommandée.
- Ne pas en faire une habitude systématique, mais répondre aux besoins de son corps.
En effet, les besoins en sommeil varient d’une personne à l’autre. Certains peuvent se contenter de quelques heures, tandis que d’autres nécessitent un temps de repos plus long. Dans tous les cas, lorsque la fatigue se fait sentir, la sieste peut être bénéfique, surtout pour ceux ayant des horaires décalés. Jessica Fink, thérapeute spécialisée dans le sommeil, affirme que « l’on peut être fatigué sans avoir sommeil », et que la sieste est un excellent moyen de lutter contre la somnolence.
Les bienfaits d’une courte sieste sont multiples. Une pause de 20 minutes après le déjeuner peut non seulement diminuer le risque d’accidents, notamment sur la route, mais aussi améliorer la mémoire, stimuler la créativité et réduire le stress. Pour optimiser cet instant de repos, il est conseillé de se trouver dans un endroit calme, idéalement entre 12h et 15h, période durant laquelle la vigilance diminue naturellement. L’Assurance maladie recommande également de programmer une alarme pour éviter de s’endormir trop longtemps.
Malgré ces avantages, faut-il pour autant intégrer la sieste dans son quotidien ? Selon Jessica Fink, ce n’est pas nécessairement une bonne idée. Il est crucial de prêter attention aux signaux de son corps. Des signes tels que des yeux qui se ferment ou des difficultés de concentration peuvent indiquer un besoin réel de sommeil. Dans ces cas-là, une sieste peut être bénéfique.
À l’inverse, si vous ressentez simplement de la fatigue, il peut être plus judicieux de se lever et de bouger plutôt que de dormir. « Les siestes consomment de l’énergie nécessaire au sommeil », avertit l’experte. Pour ceux qui souffrent d’insomnie, une sieste pourrait même compliquer l’endormissement le soir en réduisant la pression de sommeil.
Pour limiter ce risque, Fink recommande une sieste d’environ 20 minutes, avec un réveil programmé. Le moment idéal pour cette pause se situe entre 7 et 9 heures après le réveil naturel, lorsque le rythme circadien entraîne une baisse de vigilance. L’essentiel est de se rappeler que si vous avez réellement sommeil, une courte sieste peut être utile. En revanche, si vous êtes simplement fatigué, quelques minutes de mouvement peuvent se révéler plus bénéfiques.
Enfin, si vous êtes sous traitement et souffrez de somnolence diurne, il est conseillé d’en discuter avec votre pharmacien ou votre médecin, sans interrompre votre traitement de votre propre initiative. De même, si vos horaires de travail perturbent votre sommeil, il est opportun de consulter un professionnel de santé.