Laura Smet évoque la perte de sa mère Nathalie Baye et ses craintes médiatiques

Quatre mois après le décès de Nathalie Baye, Laura Smet a enfin trouvé le courage de parler de sa mère. Le 17 avril 2026, l’actrice s’éteignait à l’âge de 77 ans, emportée par la maladie à corps de Lewy, une pathologie encore méconnue du grand public. Dans une interview accordée au Parisien, elle partage des réflexions émouvantes et personnelles, allant au-delà des simples hommages.

EN BREF

  • Laura Smet se confie sur le décès de sa mère, Nathalie Baye.
  • Elle évoque la peur des rumeurs médiatiques entourant sa mémoire.
  • Un hommage à la vie simple de sa mère, loin des clichés de la célébrité.

« C’est très récent, donc j’ai un peu de mal à en parler… par moments, je ne réalise pas », confie Laura Smet. Ses mots témoignent d’une profonde émotion, révélant les difficultés d’un tel deuil. « Ce n’est pas facile de perdre un parent et d’être orphelin d’un seul coup », souligne-t-elle, illustrant ainsi le vertige qui accompagne la perte d’un proche.

Laura Smet avait déjà partagé sa douleur en affirmant avoir perdu la moitié de son cœur. Aujourd’hui, elle aborde l’après, et ce qui la frappe, c’est l’ampleur des réactions à la mort de sa mère. « Pour ma mère, je reçois des messages du monde entier ! », déclare-t-elle, visiblement surprise par cette déferlante d’émotions.

Elle compare cette perte avec celle de son père, Johnny Hallyday. « Pour mon père, il y a eu une émotion hallucinante, des hommages incroyables », se souvient-elle. Toutefois, elle mesure la différence d’impact médiatique et populaire entre les deux disparitions.

Un souvenir l’a particulièrement touchée lors d’un voyage à Madagascar, où elle a croisé des gens qui connaissaient « pratiquement tous ses films ». Cela lui a permis de réaliser le rayonnement discret mais profond de Nathalie Baye, reflet d’une carrière riche et d’une personnalité marquante.

Mais au-delà de l’émotion, Laura Smet partage une inquiétude : celle que la mémoire de sa mère soit altérée par des rumeurs. « Tout ce qu’on a pu dire après la mort de mon père m’a totalement échappé », confie-t-elle. Cette expérience douloureuse a nourri sa crainte pour l’avenir. « Pour ma mère, j’avais peur qu’on invente des choses qui n’avaient pas existé », dit-elle, mettant en lumière les défis que doivent affronter les familles de célébrités.

Pourtant, elle se sent rassurée par la façon dont les gens parlent de sa mère. « Les gens me parlent d’elle comme d’une sœur », se félicite-t-elle, saluant des hommages « tendres, respectueux, bienveillants ». Cette pudeur collective semble avoir préservé l’image de Nathalie Baye, qui a toujours été discrète.

Laura Smet s’attache à dessiner le portrait d’une femme ancrée dans la réalité, loin des clichés du milieu artistique. « Ma mère était l’une des plus grandes artistes françaises chics. Mais ce n’était pas une star totalement inaccessible », explique-t-elle avec émotion. Elle évoque les petites habitudes de sa mère, comme prendre le métro ou faire ses courses seule, des gestes simples qui contrastent avec son statut de légende du cinéma français.

« C’était sans doute la star la plus normale du monde », conclut-elle, résumant ainsi la véritable nature de Nathalie Baye pour ceux qui l’ont côtoyée au quotidien.

Alors que Laura Smet se prépare à rendre hommage à sa mère à travers un projet plus vaste, elle souhaite que Nathalie Baye soit reconnue non seulement pour ses réalisations artistiques, mais aussi pour son humilité et sa simplicité. Un véritable témoignage d’amour d’une fille à sa mère, qui restera gravée dans la mémoire collective.