La situation du chômage chez les jeunes devient de plus en plus préoccupante à l’échelle mondiale. Selon un rapport récent de l’Organisation internationale du travail, le taux de chômage des jeunes âgés de 15 à 24 ans a atteint un niveau alarmant en 2025, signalant une détérioration significative sur le marché du travail.
EN BREF
- Le taux de chômage des jeunes dans les pays développés a atteint 12,4 % en 2025.
- Plus de 257 millions de jeunes ne sont ni en emploi, ni en études, ni en formation.
- L’essor de l’intelligence artificielle remplace de nombreux emplois d’entrée sur le marché.
Ce chiffre, qui représente environ 67 millions de jeunes sans emploi, est le reflet d’une tendance inquiétante. Parallèlement, le pourcentage de jeunes qui ne sont engagés dans aucune activité professionnelle, académique ou de formation a également grimpé, atteignant 20 %. Ce phénomène, sans précédent dans l’histoire récente, soulève des interrogations sur l’avenir des jeunes dans le monde du travail.
Plusieurs facteurs expliquent cette crise. Le ralentissement de la croissance économique et les tensions géopolitiques perturbent le fonctionnement des marchés, affectant particulièrement les jeunes qui cherchent à entrer sur le marché du travail. Cependant, un nouvel élément vient s’ajouter à cette analyse : l’essor de l’intelligence artificielle (IA). Cette avancée technologique modifie profondément les perspectives d’emploi pour les jeunes, qui se retrouvent en concurrence avec des systèmes d’IA plus compétents et productifs.
De nombreux postes intermédiaires, traditionnellement considérés comme des opportunités d’entrée sur le marché du travail pour les jeunes, commencent à disparaître. Des emplois tels que secrétaires, assistants administratifs, téléconseillers et techniciens informatiques sont progressivement remplacés par des solutions automatisées. Par exemple, dans le secteur bancaire, des tâches autrefois effectuées par des étudiants, comme le classement de dossiers clients, sont désormais gérées intégralement par des intelligences artificielles.
Malgré cette transformation, certains secteurs résistent encore à l’invasion numérique. Les métiers liés à l’humain, comme ceux de la santé et du social, semblent échapper à cette tendance. Les médecins, infirmiers, aides-soignants, kinésithérapeutes et éducateurs spécialisés continuent de jouer un rôle essentiel, car ces professions nécessitent une interaction humaine que l’IA ne peut pas remplacer.
De même, le secteur de l’artisanat, qui requiert des compétences manuelles et des savoir-faire uniques, reste relativement protégé. Les métiers du luxe, les travaux sur mesure et même les techniciens du bâtiment, tels que plombiers et électriciens, conservent leur importance dans un monde où l’IA ne peut pas encore rivaliser avec l’habileté humaine.
Cependant, pour garantir un avenir professionnel positif aux jeunes, il est crucial de renforcer les liens entre l’enseignement supérieur et le monde professionnel. Cela nécessite de développer des passerelles, d’améliorer les dispositifs d’alternance et d’apprentissage, afin de préparer les jeunes à un marché du travail en constante évolution. La détérioration de la situation actuelle appelle une réponse rapide et efficace, car les enjeux sont de taille pour les générations futures.