Ce dimanche 25 janvier, lors d’une émission diffusée sur LCI, la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a exprimé son regret concernant une offre de la SNCF, dénommée « Optimum ». Cette offre controversée vise à exclure les enfants de moins de 12 ans de certains espaces dans les TGV reliant Lyon à Paris en semaine. L’objectif semble être d’assurer un certain calme à ses passagers, toutefois, cette décision soulève de nombreuses questions sur la place des enfants dans notre société.
EN BREF
- La porte-parole du gouvernement déplore l’offre « Optimum » de la SNCF, excluant les enfants de certains espaces TGV.
- Le gouvernement critique cette tendance « no kids » mais ne prévoit pas d’intervention.
- La natalité en France devient une préoccupation majeure pour l’exécutif, avec des actions attendues pour contrer la baisse démographique.
Maud Bregeon a posé une question essentielle : « Quelle société voulons-nous ? ». Elle a souligné que le message transmis aux familles est profondément délétère, laissant entendre que les enfants, futurs piliers de notre société, dérangent. Son insistance sur le fait que, dans une période où la natalité est en déclin, une telle approche est paradoxale a résonné avec force, révélant des enjeux sociétaux bien plus larges.
Pour approfondir, on observe que l’INSEE a récemment publié un bilan alarmant : pour la première fois depuis la Seconde guerre mondiale, le nombre de décès en France a dépassé celui des naissances. Bien que la population continue d’augmenter grâce au solde migratoire, cette tendance soulève des interrogations sur l’avenir démographique du pays.
Emmanuel Macron a, par le passé, appelé à un « réarmement démographique », une expression qui suscite de vives discussions. En janvier 2024, il a introduit le concept de congé de naissance pour les enfants nés à partir de 2026, marquant ainsi une réelle volonté de soutenir les familles. Cependant, cette initiative se heurte à une réalité complexe face à des décisions d’entreprise qui semblent contrarier les efforts gouvernementaux.
Une Réflexion sur l’Autonomie des Entreprises
Face à cet évènement, la question se pose de savoir si le gouvernement interviendra auprès de la SNCF, une entreprise publique. Maud Bregeon a rétorqué que « nous ne sommes pas dans une économie administrée, les entreprises font le choix qu’elles veulent ». Cette déclaration met en lumière les tensions entre la régulation publique et l’autonomie des entreprises, un sujet qui mérite une réflexion approfondie.
Il est donc pertinent de se demander comment des choix d’entreprise tels que celui de la SNCF peuvent impacter la société française à long terme. La difficulté réside dans la balance entre garantir le confort de tous les passagers et maintenir un environnement sociétal amical pour les familles et les enfants.
En somme, l’affaire de l’offre « Optimum » ne se limite pas à une simple question de confort dans les trains. Elle soulève des problématiques démographiques et sociales qui risquent de nous interroger longtemps sur la direction que prend notre société et sur la manière dont nous valorisons les enfants, ces acteurs de notre avenir.
