Le ministre des Comptes publics, David Amiel, a annoncé que les détails concernant les économies de six milliards d’euros envisagées par le gouvernement seront transmis aux députés dans un délai de quinze jours. Cette annonce a été faite lors de son intervention devant la commission des Finances de l’Assemblée nationale, où il a également été accompagné du ministre de l’Économie, Roland Lescure.
EN BREF
- Les économies de 6 milliards d’euros visent à compenser l’impact de la crise au Moyen-Orient.
- Le gouvernement prévoit de présenter les mesures de freinage des dépenses aux députés d’ici deux semaines.
- Des ajustements dans les prévisions de croissance et d’inflation ont été annoncés en lien avec cette situation.
David Amiel a précisé que ces économies répondent au coût de la crise au Moyen-Orient, estimé à 6 milliards d’euros. Il a mentionné que les arbitrages sont actuellement en cours pour déterminer les mesures spécifiques à adopter. Le gouvernement s’apprête à adopter des régulations budgétaires qui devraient imposer un coup de rabot de 4 milliards d’euros sur l’État et ses opérateurs, ainsi que 2 milliards d’euros sur la sphère sociale.
Au mois d’avril, une légère révision des prévisions de croissance pour 2026 a été annoncée. Le gouvernement a abaissé cette prévision à 0,9 %, contre 1 % précédemment, tout en révisant à la hausse l’inflation, qui est désormais liée à la situation géopolitique actuelle. Malgré ces ajustements, l’objectif d’un déficit à 5 % du PIB reste maintenu.
Les impacts économiques de la crise se traduisent par une perte d’environ 4,4 milliards d’euros, due à l’inflation croissante et à la baisse de la croissance. En outre, les opérations extérieures pourraient engendrer un surcoût d’un milliard d’euros, tandis que les différentes mesures de soutien représentent un coût supplémentaire de 470 millions d’euros.
Le ministre Amiel a défendu le principe d’un budget régulé, précisant que les modalités précises des économies n’ont pas encore été dévoilées, mais qu’elles sont en cours de finalisation. Cette annonce intervient dans un contexte où le Parlement a déjà rejeté les précédents projets de loi relatifs à la gestion budgétaire pour les années 2023 et 2024, mettant en lumière les défis auxquels le gouvernement est confronté pour obtenir l’approbation de ses mesures.
La présentation de ces mesures devrait permettre de clarifier les choix budgétaires du gouvernement face à une situation économique incertaine, tout en respectant les engagements européens en matière de déficit. L’attention se porte désormais sur les détails que les députés recevront dans les jours à venir.