Le gouvernement rassure sur l’approvisionnement en carburants malgré des ruptures temporaires

Alors que la situation géopolitique au Moyen-Orient soulève des inquiétudes, les Français se préoccupent de l’approvisionnement en essence. Le gouvernement a tenté de calmer les craintes d’une pénurie, en assurant que la situation est sous contrôle.

EN BREF

  • 18 % des stations-service en France manquent de carburant.
  • Le réseau Total Énergies est le plus touché, avec 83 % des stations concernées.
  • Le gouvernement assure qu’il n’y a pas de pénurie à prévoir.

Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement, a précisé sur RMC-BFM que « 18 % des stations dans lesquelles il manque au moins un carburant » ce matin. Parmi celles-ci, un chiffre alarmant : « 83 % des stations concernées appartiennent au réseau Total Énergies », qui a déjà plafonné le prix de l’essence à 1,99 euro le litre et celui du gazole à 2,09 euros.

Olivier Gantois, président de l’Union française des industries pétrolières (Ufip), a apporté des éclaircissements sur la situation. Selon lui, « une station sur quatre est en rupture de stocks », une situation qui fait suite à un week-end prolongé marqué par de nombreux déplacements. Il a souligné que la difficulté d’approvisionnement est due au fait que « la plupart des camions ne circulent pas ni les dimanches ni les jours fériés ». Cependant, il a rassuré le public en indiquant que « les stations seront pour la plupart réapprovisionnées dès aujourd’hui ».

Gantois a également insisté sur le fait que le problème est « purement logistique » et non lié à un manque de carburant. À l’heure actuelle, il ne voit pas de pénurie imminente. « C’est une situation que nous surveillons de très près et pour le mois d’avril, nous parvenons à approvisionner nos clients normalement. Nous avons quelques semaines de visibilité », a-t-il affirmé.

Malgré la hausse des prix des carburants observée en mars, la consommation demeure stable. Gantois a noté que « en mars 2026, nous avons consommé 1 % de plus qu’en mars 2025 », ce qui démontre une constance dans l’utilisation des carburants par les Français.

Pour donner un aperçu des prix, le gazole et l’essence SP95-E10 se vendaient, ce lundi 6 avril, respectivement à 2,315 euros et 2,015 euros le litre en moyenne, selon des calculs basés sur les données remontées par les stations-service à un site gouvernemental.

Face à ces circonstances, le gouvernement et les acteurs du marché restent vigilants, mais l’absence de pénurie pour le moment semble apaiser les craintes des consommateurs. La situation est suivie de près, et les autorités s’engagent à garantir un approvisionnement stable dans les jours à venir.