Un nouveau livre vient de rouvrir une plaie au sein de la famille royale britannique, que celle-ci aurait préféré garder fermée. Charles Spencer, frère cadet de Diana de Galles, publie Swan Song: Diana, My Sister, un ouvrage qui examine de près la vie et la mort de la princesse. Les révélations qu’il contient, notamment une photo bouleversante, touchent directement aux tensions historiques entre Diana et Charles III.
EN BREF
- Charles Spencer publie un livre intime sur sa sœur Diana.
- Le livre évoque la jalousie de Charles III envers sa première épouse.
- Une photo inédite de Diana, en larmes, fait écho à ses souvenirs douloureux.
La réaction de Buckingham Palace ne s’est pas fait attendre, car les révélations de Spencer ne sont pas anodines. Dans son livre, il évoque la façon dont sa sœur a été laissée « abandonnée à son sort » après son divorce avec Charles, devenu depuis roi. Il aborde aussi les décisions controversées entourant les obsèques de Diana en 1997.
Malgré sa promesse de ne pas tout révéler sur Charles III, Spencer ne peut s’empêcher de raviver une douleur profonde : la jalousie persistante du roi face au succès populaire de Diana. Ce thème, bien qu’ancien, n’avait jamais été traité avec une telle profondeur et des détails aussi personnels. Le contraste avec la manière dont le couple actuel, Guillaume et Kate, gère leur propre exposition médiatique, rend ces révélations d’autant plus frappantes.
Parmi les images du livre, une photographie en noir et blanc se démarque particulièrement. Elle montre Diana, âgée de 21 ans, en larmes lors de sa première tournée officielle en Australie, peu après son mariage. Charles Spencer l’accompagne d’une citation de sa sœur : « Avec l’attention des médias est venue une grande dose de jalousie [de la part de mon mari]. Cela a donné lieu à de nombreuses situations compliquées. Parfois, tout était trop. »
Ce malaise était bien connu de l’entourage royal, et la presse en était consciente. Charles, quant à lui, ne faisait guère d’efforts pour cacher son inconfort d’être éclipsé par sa propre épouse. L’héritier du trône avait grandi dans l’ombre de sa mère, Élisabeth II, et supportait la pression de devoir se démarquer face à ses frères et sœurs, la princesse Anne et le prince Andrew. Diana, elle, s’est retrouvée sous les projecteurs, sans jamais l’avoir cherché.
Dans les entretiens qu’elle avait accordés à Andrew Morton en 1992, Diana avait déjà abordé la complexité de leur relation. Elle racontait des moments où la foule scandait son nom, éclipsant celui de son mari : « Il était jaloux. Je comprenais sa jalousie, mais je ne savais pas comment lui expliquer que je ne l’avais pas cherché. »
La tournée australienne de Diana, où elle se sentait particulièrement vulnérable, est un exemple frappant. « Ce fut le moment le plus difficile d’être princesse de Galles… J’avais le décalage horaire, j’étais trop mince, le monde entier se concentrait sur moi », se remémorait-elle. Ces souvenirs, relatés avec une franchise rare pour l’époque, révèlent une tension que Charles III n’a jamais véritablement apaisée publiquement.
Le livre de Charles Spencer ne se contente pas de ressusciter de vieilles photographies. Il documente, avec le recul de trois décennies, une rivalité non résolue qui a marqué la monarchie britannique. En offrant une perspective intime sur la jalousie de Charles III et en dévoilant une photo qui parle d’elle-même, cet ouvrage remet en lumière des thèmes éternels de la couronne britannique, alors que le monde observe avec curiosité et empathie.
Ce récit fascinant de tensions familiales et de rivalités médiatiques pourrait bien captiver les amateurs d’histoires royales, tout en posant la question : jusqu’où peut aller la jalousie au sein d’une institution aussi emblématique que la monarchie britannique ?