Le Mexique prend position après le décès d’un ressortissant détenu par l’ICE

Le gouvernement mexicain a exprimé son indignation ce lundi après le décès d’un ressortissant mexicain, José Ramos, survenu lors de sa détention par l’Immigration and Customs Enforcement (ICE) en Californie. Ce décès, jugé « inacceptable », vient s’ajouter à une liste tragique de 14 décès de citoyens mexicains sous la responsabilité de l’ICE durant le second mandat de Donald Trump.

EN BREF

  • Le Mexique proteste après le décès de José Ramos en détention par l’ICE.
  • La présidente Claudia Sheinbaum promet des mesures diplomatiques fermes.
  • Des préoccupations soulevées sur les conditions de détention et les droits humains.

José Ramos, âgé de 52 ans, a été retrouvé « inconscient et sans réaction » au centre de détention d’Adelanto, où il était placé. Malgré les efforts de réanimation, il n’a pas pu être sauvé et son décès a été constaté à l’hôpital de Victorville le 25 mars. Son traitement par l’ICE est controversé, l’agence le qualifiant d’« étranger illégal criminel », une terminologie que son avocat, Jesús Arias, qualifie de « prématurée et offensante ».

La présidente mexicaine, Claudia Sheinbaum, a déclaré lors d’une conférence de presse que le Mexique « épuisera toutes les voies légales, diplomatiques et multilatérales pour demander justice ». Elle a également annoncé que le pays se joindrait à une plainte déposée par des organisations non gouvernementales concernant les conditions de détention aux États-Unis. La directrice de la protection consulaire du Mexique, Vanessa Calva Ruiz, a également souligné que la répétition de tels incidents est « absolument inacceptable » et reflète des « défaillances systémiques » au sein de l’ICE.

Les autorités mexicaines ont demandé une inspection immédiate du centre d’Adelanto, invoquant « des omissions graves et des déficiences évidentes dans la prestation de soins médicaux aux personnes placées sous sa garde ». Ce décès intervient dans un contexte où, selon des données officielles, 14 migrants de diverses nationalités ont perdu la vie en détention depuis le début de l’année 2026. En 2025, au moins 30 personnes étaient déjà décédées, ce qui représente le chiffre le plus élevé depuis la création de l’ICE en 2004.

Antonia Tovar, l’épouse de José Ramos, a exprimé sa douleur et sa colère lors de la conférence de presse, affirmant que « son mari ne méritait pas de mourir ainsi ». Les autorités mexicaines semblent déterminées à faire entendre leur voix sur cette question délicate des droits des migrants. Les États-Unis, confrontés à des critiques croissantes sur leur gestion de l’immigration, se retrouvent dans la ligne de mire d’un Mexique qui réclame des mesures plus strictes en faveur du respect des droits humains.

Alors que la situation des migrants aux États-Unis continue de susciter des débats, le Mexique semble prêt à intensifier ses actions diplomatiques pour protéger ses ressortissants et garantir leur sécurité, tant sur le sol américain qu’à l’étranger.