Le remboursement des protections hygiéniques réutilisables pour les jeunes femmes effectif à la rentrée

Le gouvernement a récemment annoncé une mesure tant attendue : le remboursement des protections hygiéniques réutilisables pour les femmes de moins de 26 ans sera effectif à la rentrée universitaire. Cette décision, qui fait suite à une promesse formulée par la Première ministre Elisabeth Borne en 2023, marque une avancée significative dans la lutte contre la précarité menstruelle.

EN BREF

  • Le remboursement des protections réutilisables concerne 6,7 millions de jeunes femmes.
  • Les produits remboursés seront disponibles en pharmacie.
  • Cette mesure vise à lutter contre la précarité menstruelle et soutenir le pouvoir d’achat.

Cette initiative a été confirmée le 16 avril par les ministères de la Santé et de l’Égalité femmes-hommes. Le communiqué précise que le remboursement s’appliquera aux produits commercialisés dans les pharmacies, incluant les culottes menstruelles et les coupes menstruelles. Avec environ 6,7 millions de jeunes femmes concernées, cette mesure est perçue comme un pas en avant pour améliorer l’accès à l’hygiène menstruelle.

Le budget 2024 de la Sécurité sociale, adopté fin 2023, avait déjà inclus le remboursement des protections menstruelles réutilisables pour les assurées de moins de 26 ans et les bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire (C2S) sans limite d’âge. Toutefois, bien qu’annoncée, la mise en œuvre de cette mesure avait été retardée par l’absence de la publication du décret d’application, provoquant frustration et colère parmi les associations féministes et les fabricants de protections durables.

Lors d’une intervention à l’Assemblée nationale l’année dernière, Aurore Bergé, ministre déléguée à l’Égalité femmes-hommes, avait reconnu l’« inacceptable retard » dans l’application de cette mesure. Elle avait alors promis que les engagements seraient tenus « avant la fin de l’année » 2025. Ce changement de cap du gouvernement répond à une nécessité pressante, soulignant l’importance de rendre ces protections accessibles à toutes les femmes.

Dans un contexte où la précarité menstruelle constitue un enjeu de santé publique, les ministères ont souligné que cette action vise non seulement à soutenir le pouvoir d’achat, mais également à encourager l’utilisation de produits réutilisables. Stéphanie Rist, la ministre de la Santé, a affirmé : « La précarité menstruelle n’est pas une fatalité : c’est une injustice à laquelle nous devons répondre avec détermination. » Elle a également précisé que « Aucune femme, aucune jeune fille ne devrait avoir à renoncer à son hygiène intime : c’est une question de santé et de dignité. »

Ce remboursement tant attendu est donc un enjeu de solidarité, mais également de justice sociale. En facilitant l’accès à des protections hygiéniques respectueuses de l’environnement, le gouvernement espère également contribuer à une prise de conscience collective sur les questions liées à la santé menstruelle.

Alors que la rentrée universitaire approche, les jeunes femmes pourront enfin bénéficier de cette initiative qui, espérons-le, marquera le début d’une nouvelle ère pour l’accès à l’hygiène menstruelle en France.