Le président du Sénat, Gérard Larcher, a annoncé jeudi la mise en place de formations dédiées à la soumission chimique pour les élus de la Haute assemblée. Cette décision fait suite à l’affaire Joël Guerriau, qui a choqué le milieu politique depuis 2023.
EN BREF
- Gérard Larcher a ordonné des formations sur la soumission chimique pour les élus.
- Cette initiative fait suite à l’affaire Joël Guerriau, condamné pour avoir drogué une députée.
- Les sénateurs et leurs assistants parlementaires seront concernés par ces formations.
Lors de la réunion du Bureau du Sénat, Gérard Larcher a mandaté un sénateur pour étudier les modalités pratiques de ces formations, qui devraient être mises en œuvre dès la rentrée, à l’issue des élections sénatoriales prévues en octobre. Le but est d’éduquer les sénateurs et leurs assistants sur un sujet en constante évolution.
Joël Guerriau, ancien sénateur du mouvement Horizons, a été condamné à quatre ans de prison, dont 18 mois ferme, pour avoir drogué la députée Sandrine Josso avec l’intention de la violer. Cette affaire a provoqué une onde de choc au sein du Palais du Luxembourg, où Mme Josso a critiqué l’inaction de la présidence, appelant à une prise de conscience sur les violences sexuelles et sexistes.
Dans le cadre de cette réunion, Gérard Larcher a également souhaité que les principaux enseignements d’un rapport sur la soumission chimique, élaboré par la députée MoDem et la sénatrice du Parti radical Véronique Guillotin, soient présentés. Ce rapport vise à sensibiliser les élus à la gravité du phénomène et à la nécessité de combattre ces actes.
« Pour ce combat contre toutes les formes de violences sexuelles et sexistes, les actions doivent aussi venir d’en haut », a déclaré Sandrine Josso sur X, remerciant Gérard Larcher pour son soutien dans cette lutte. Elle a exprimé sa conviction que l’union est essentielle pour que la peur change de camp.
La mise en place de ces formations devrait permettre non seulement d’informer les élus sur les risques liés à la soumission chimique, mais aussi d’initier un véritable changement au sein des institutions. Le Sénat, en agissant de la sorte, montre qu’il prend au sérieux la protection des victimes et le besoin d’une action concrète contre les violences faites aux femmes.
Cette initiative pourrait également servir d’exemple pour d’autres institutions et inciter à une réflexion plus large sur la prévention des violences sexuelles et le soutien aux victimes. Alors que le sujet reste sensible et encore trop souvent tabou, le Sénat s’engage à être à l’avant-garde de ce combat essentiel.