Le site Coco, au cœur de plusieurs affaires criminelles, refait surface sous le nom Cocoland

Une résurgence inquiétante pour la sécurité des enfants. Le site internet Coco, interdit par la justice en 2024 en raison de son implication dans des affaires de crimes sexuels, refait surface. La haute-commissaire à l’Enfance, Sarah el Haïry, a alerté ce samedi sur le retour de cette plateforme, désormais accessible sous une nouvelle adresse URL et le nom de Cocoland.

EN BREF

  • Le site Coco, fermé en 2024, est réapparu sous le nom Cocoland.
  • Sarah el Haïry dénonce ce retour comme une menace pour la protection des enfants.
  • Des procédures sont en cours pour tenter de le faire fermer à nouveau.

Ce retour a été mis en lumière par le quotidien Ouest France, qui souligne que la plateforme est au centre de plusieurs affaires criminelles, y compris le procès retentissant des viols de Mazan. Dominique Pelicot, condamné à 20 ans de réclusion pour avoir violé sa femme et l’avoir forcée à se soumettre à des agressions sexuelles orchestrées par des tiers recrutés via Coco, est l’un des cas emblématiques associés à ce site.

Lors d’une interview sur RMC, Sarah el Haïry a exprimé son indignation face à cette résurgence : « Le retour du site Coco, c’est une vraie gifle à la promesse de protection qu’on fait. Ces sites ne sont pas anodins, ils exploitent toutes les failles et cherchent des proies, notamment des enfants. » Elle a également souligné que ces plateformes facilitent non seulement des agressions, mais également des activités criminelles telles que des guet-apens homophobes, des viols, du trafic de drogue et de la traite humaine.

La haute-commissaire a assuré que des mesures seraient prises pour traquer les responsables de cette plateforme, promettant : « On ne leur laissera pas de répit. » Elle a fait appel aux autorités compétentes pour intensifier les efforts de surveillance et de fermeture de sites similaires, qui représentent une menace persistante pour les enfants et les jeunes.

Le site Coco, qui était immatriculé à l’étranger, a été qualifié de repère pour prédateurs par plusieurs associations de protection de l’enfance. En juin 2024, il a été fermé par la justice, mais son fondateur, l’Italien Isaac Steidl, contestait les accusations qui pèsent sur lui. Il a été mis en examen pour plusieurs infractions graves, notamment la complicité de trafic de stupéfiants et la diffusion d’images pédopornographiques, ainsi que pour corruption de mineur via Internet et association de malfaiteurs.

Ces événements soulèvent des questions sur l’efficacité des mesures de sécurité numérique et de protection de l’enfance. La réouverture d’un site aussi controversé témoigne des défis persistants auxquels les autorités font face dans leur lutte contre la criminalité en ligne. Le retour de Coco, sous un nouveau nom, rappelle que la vigilance doit rester de mise pour protéger les plus vulnérables.