Le témoignage poignant d’Anaëlle sur la perte de sa fille Léna-Aëla

À l’occasion de la Journée mondiale de sensibilisation au deuil périnatal, Anaëlle partage son histoire tragique. En 2017, elle apprend que sa fille, Léna-Aëla, souffre d’un spina-bifida sévère, une malformation congénitale qui lui ôte la vie avant même sa naissance. Ce récit émouvant illustre la profondeur de la douleur d’un deuil qui ne s’efface jamais.

EN BREF

  • Anaëlle a perdu sa fille Léna-Aëla, atteinte d’un spina-bifida sévère, en 2017.
  • Elle évoque l’importance des souvenirs photographiques pour surmonter son deuil.
  • Le témoignage est diffusé à l’occasion de la Journée mondiale de sensibilisation au deuil périnatal.

Il y a neuf ans, Anaëlle a vu son rêve de devenir maman une seconde fois anéanti. Quinze jours avant l’accouchement, les médecins lui annoncent la grave malformation de sa fille. La grossesse, qui avait bien commencé, se transforme en un parcours de douleur et d’incertitude. « C’est une douleur immense pour la vie », confie-t-elle, le regard empreint d’émotion.

Le mois d’août 2017 avait été marqué par l’optimisme d’une future maman, mais la réalité a frappé de plein fouet. Après plusieurs examens, le verdict est sans appel : « Votre fille va mourir. » Face à cette annonce, Anaëlle entre dans un état de déni. Elle refuse de laisser la fatalité décider du sort de sa fille. Elle se lance alors dans une quête désespérée d’espoir, contactant des chercheurs et des médecins pour tenter de trouver une issue favorable.

Malgré ses efforts, la réalité s’impose. Anaëlle prend la décision difficile d’opter pour une interruption médicale de grossesse (IMG). Avant cette procédure, elle se tourne vers le web, à la recherche de témoignages d’autres mamans ayant vécu des situations similaires. C’est ainsi qu’elle découvre le terme « mamanges », un mot qui symbolise la douleur partagée des mères ayant perdu un enfant.

Au cours de cette période, elle entend parler de l’association « Souvenange », qui propose des photographies de bébés décédés pour immortaliser ces moments fugaces. Elle contacte la présidente de l’association, Hélène, qui lui met en relation avec une photographe, Virginie.

Le 30 août 2017, alors qu’Anaëlle se rend à la maternité, elle sait qu’elle va vivre un moment tragique. Dans la chambre froide de l’hôpital, elle donne naissance à Léna-Aëla, son enfant tant désiré, mais déjà parti. Ce moment est un choc, une réalité qu’Anaëlle n’avait pas envisagée. « J’ai accouché de ma fille en sachant qu’elle allait mourir », raconte-t-elle, la voix chargée d’émotion.

Virginie, la photographe, arrive peu après la naissance et immortalise ce moment avec délicatesse. Chaque image, chaque détail compte. « C’était ma toute première fois », se remémore Virginie. Pour Anaëlle, ces photographies deviennent un précieux souvenir, une manière de garder vivante la mémoire de sa fille. « J’éclate en sanglots » lorsque je rouvre le coffret où sont conservées ces images, témoigne-t-elle.

Le chemin du deuil est long et sinueux, parsemé de souvenirs douloureux, mais aussi de moments de tendresse. Anaëlle continue de vivre avec cette perte, tout en s’accrochant à ces souvenirs. « C’est une manière de se souvenir, d’aider à mon deuil, de ne pas oublier les détails », explique-t-elle. Son témoignage résonne comme un écho de la douleur partagée par tant de mamans dans le monde.

En cette Journée mondiale de sensibilisation au deuil périnatal, le récit d’Anaëlle nous rappelle l’importance de la mémoire et du soutien dans le processus de guérison. La douleur d’une mère qui a perdu son enfant ne s’efface jamais, mais les souvenirs peuvent offrir une forme de réconfort.