Dans un contexte où l’image de Jack Lang se fissure, l’ancien ministre de la Culture se retrouve sous le feu des projecteurs pour des raisons peu flatteuses. À 86 ans, il fait face à une enquête préliminaire du parquet national financier pour des soupçons de blanchiment de fraude fiscale aggravée, suite aux révélations de Mediapart sur ses liens financiers avec Jeffrey Epstein. Dans cette tourmente, Jack Lang a annoncé sa démission de la présidence de l’Institut du monde arabe (IMA) le 7 février dernier.
EN BREF
- Jack Lang démissionne de l’IMA dans un contexte d’enquête pour blanchiment.
- Le couple Lang est persona non grata dans le restaurant Chez Edgard.
- Des comportements jugés excessifs concernant leur train de vie soulèvent des critiques.
Depuis cette démission, des détails préoccupants ont émergé concernant le train de vie du couple Lang, connu pour ses dépenses jugées excessives. Leur réputation en a pris un coup, et plusieurs établissements parisiens, dont le restaurant Chez Edgard, ont décidé de leur fermer leurs portes. Ce restaurant, jadis prisé par le monde politique et médiatique dans les années 1990, a été le théâtre d’une déclaration sans équivoque du restaurateur. Ce dernier a confié à un ancien ministre :
“Les Lang chez moi, plus jamais, ils me doivent dix ans de déjeuners.”
Les dépenses du couple au festival de Cannes ont également été évoquées, atteignant des montants astronomiques, parfois trois à quatre fois supérieurs aux budgets alloués. Des séjours prolongés et des repas avec des invités ont conduit les hôteliers à ne plus les accueillir. Pierre Lescure, une figure bien connue du milieu, a confirmé sur X que Jack Lang n’était plus invité en raison de notes impayées importantes laissées dans les hôtels de la Croisette, un message qu’il a ensuite supprimé.
Jack Lang, qui semble assumer son mode de vie qualifié de « princier », a suscité des critiques acerbes. Aurélie Filippetti, ancienne ministre de la Culture, a exprimé ses préoccupations en soulignant que le comportement de Jack Lang vis-à-vis de l’argent était anormal. Elle a déclaré :
“Tous les politiques ne font pas ça.”
À son arrivée à l’IMA, Jack Lang a transformé sa fonction, qui devait rester bénévole, en un poste à temps plein. Il a également fait voter un salaire de 10 000 euros pour lui-même, un montant supérieur à celui d’un ministre. Renaud Muselier, ancien dirigeant de l’IMA, a regretté que ce mode de fonctionnement ne soit pas en adéquation avec les responsabilités d’un établissement public, où la France est la payeuse.
Ce train de vie extravagant et les révélations qui l’entourent continuent de faire parler et soulèvent des questions sur l’éthique et la transparence au sommet de l’État. Les Lang, malgré leur notoriété et leur passé politique, semblent aujourd’hui en proie à un isolement social croissant, conséquence de leurs choix financiers et de leur comportement jugé inacceptable par certains de leurs pairs.
Avec cette situation, il est clair que les enjeux autour de l’image publique et de l’éthique des personnalités politiques sont plus que jamais au cœur des préoccupations des citoyens.