Alors que l’hiver s’installe, de nombreux foyers font face à des factures de chauffage en constante augmentation. Dans ce contexte, un appareil souvent oublié, le ventilateur de plafond, pourrait bien devenir un allié précieux pour améliorer le confort thermique de votre intérieur. Utilisé correctement, cet appareil peut contribuer à réduire la consommation d’énergie et, par conséquent, vos dépenses liées au chauffage.
EN BREF
- Le ventilateur de plafond peut réduire la facture de chauffage jusqu’à 15 %.
- Son utilisation en mode hiver permet de redistribuer l’air chaud dans la pièce.
- Idéal pour des pièces hautes, il améliore le confort sans surconsommation électrique.
Dans de nombreux foyers, la lutte contre le froid passe non seulement par le chauffage, mais aussi par l’adoption de solutions de confort thermique plus intelligentes. Le sociologue Gaëtan Brisepierre évoque cette notion de « confort sobre », qui consiste à se sentir bien chez soi en maintenant une température légèrement inférieure grâce à des astuces efficaces. L’Institut pour la Diversification et l’Économie de l’Énergie (IDAE) soutient que cette approche permet de réduire les dépenses sans sacrifier le bien-être.
Dans une pièce chauffée, l’air chaud a tendance à s’élever vers le plafond, laissant l’air plus froid stagner près du sol. Par conséquent, même si le thermostat indique 21 °C, la température ressentie au niveau du canapé peut n’être que de 17 °C. Cette situation oblige le système de chauffage à travailler davantage, engendrant ainsi une hausse des factures, sans pour autant réchauffer efficacement l’espace.
Le ventilateur de plafond ne produit pas de chaleur, mais il permet de redistribuer celle déjà présente. En brassant l’air en douceur, il contribue à une répartition plus homogène de la chaleur, dissipant ainsi la sensation de froid. Il devient alors possible de réduire légèrement la consigne du thermostat, ce qui, selon l’IDAE, permet d’économiser environ 7 % d’énergie pour chaque degré de température abaissé.
Pour maximiser l’efficacité du ventilateur pendant l’hiver, il est essentiel de l’utiliser en mode approprié. Sur la majorité des modèles récents, un interrupteur ou un bouton sur la télécommande permet d’inverser le sens de rotation des pales. En hiver, il est conseillé de régler le ventilateur pour qu’il tourne dans le sens des aiguilles d’une montre, à vitesse minimale, afin de faire descendre la chaleur accumulée près du plafond.
Une fois l’air correctement brassé, la température ressentie s’harmonise pratiquement entre le sol et le plafond. Comme le souligne POSITIVR, il est alors possible de baisser le thermostat de deux degrés sans compromettre le confort, réalisant ainsi une économie d’énergie de l’ordre de 15 %. Le coût électrique de cette opération reste minime, représentant « quelques centimes par mois » face à des factures de chauffage qui peuvent atteindre des centaines d’euros.
Il est important de noter que monter le chauffage à 25 °C ne permet pas de chauffer plus rapidement une pièce ; au contraire, cela entraîne une surchauffe et un gaspillage d’énergie, comme l’indique Jamie Burns dans Maison Travaux. Pour bénéficier pleinement de ces économies, certaines configurations d’intérieur se prêtent particulièrement bien à l’utilisation d’un ventilateur de plafond.
Les pièces avec une hauteur sous plafond supérieure à 2,50 mètres sont idéales. Dans ces espaces, la chaleur a tendance à s’accumuler en hauteur, laissant la zone de vie fraîche. Les appartements anciens avec moulures, les séjours spacieux ou les salons dotés de mezzanines sont également des candidats privilégiés pour cette technique. De même, les logements chauffés au bois, tels que ceux avec poêle ou cheminée, profitent des bienfaits d’un ventilateur qui aide à redistribuer l’air chaud qui s’élève.
Pour renforcer ces économies, il est recommandé de calfeutrer les fenêtres afin de minimiser les pertes de chaleur. L’IDAE suggère également de viser des températures de 15 à 17 °C dans les chambres la nuit, afin d’optimiser le confort tout en conservant des économies sur le long terme.