Les anciens patients accusent le neurochirurgien Stéphane Delajoux de pratiques abusives

Stéphane Delajoux, neurochirurgien réputé et mari de l’animatrice Julie Andrieu, est à nouveau sous le feu des projecteurs. Après avoir été surnommé le « boucher » en raison d’opérations controversées, il fait face à une nouvelle vague de témoignages alarmants de la part d’anciens patients qui décrivent un véritable calvaire post-opératoire. Ces récits, révélés par Le Parisien, soulèvent de sérieuses questions sur ses pratiques médicales.

EN BREF

  • Stéphane Delajoux, neurochirurgien, fait face à des accusations d’anciens patients.
  • Les témoignages révèlent des complications graves après des opérations.
  • Quatre patients ont porté plainte, dénonçant des pratiques médicales douteuses.

A 59 ans, Stéphane Delajoux mène une vie médiatique en tant que mari de Julie Andrieu, animatrice connue du petit écran, et père de deux enfants. Toutefois, derrière cette façade se cache un passé judiciaire chargé, avec plusieurs condamnations pour erreurs médicales et escroquerie. La situation s’est intensifiée ces derniers jours, à mesure que de nouveaux témoignages sur ses pratiques chirurgicales émergent.

En 2025, une décision de justice avait déjà condamné le neurochirurgien à verser plus de 220 000 euros à un patient, suite à une série d’opérations jugées mal réalisées. Malgré les sanctions, Delajoux a continué à exercer, et aujourd’hui, des voix s’élèvent à nouveau pour dénoncer ses interventions.

Antoine, 39 ans, est l’un des patients affectés. En 2021, il consulte Delajoux pour des douleurs dorsales. Diagnostiqué avec une hernie discale, il subit une opération rapide, mais les douleurs persistent. « Il m’a charcuté. Les kinés ont abandonné… J’ai un gamin de sept ans », confie-t-il, dévasté par les conséquences de cette intervention.

Un autre patient, Oualide, 36 ans, opéré en 2023, décrit le neurochirurgien comme un « commercial » plus intéressé par la vente de ses services que par la santé de ses patients. Après une première opération qui n’a pas résolu ses problèmes, il doit en subir une seconde pour retirer une prothèse. Aujourd’hui, des gestes quotidiens deviennent un défi, et il ne peut plus porter sa fille de deux ans.

Ce qui est encore plus troublant, c’est que des experts médicaux consultés par Oualide ont conclu qu’il ne présentait même pas la hernie discale qui justifiait l’opération initiale. Ce détail soulève de sérieuses interrogations sur la pertinence des interventions réalisées par Delajoux.

Au total, quatre anciens patients ont décidé d’engager des procédures civiles contre Delajoux. Deux d’entre eux sont représentés par Me Anne-Claire Le Jeune, qui souligne la répétition troublante de pratiques similaires d’un dossier à l’autre. Elle évoque des défauts d’information des patients et une absence de suivi post-opératoire adéquat.

Les implants interépineux, souvent utilisés par Delajoux, sont également au cœur des préoccupations. Leur intérêt thérapeutique est contesté en dehors de cas très spécifiques, ce qui pose la question de leur utilisation répétée dans les opérations de ce praticien.

Les témoignages d’Antoine, Oualide et d’autres soulignent un problème qui dépasse le cadre individuel. Lorsqu’un praticien accumule les condamnations et les plaintes sur une période prolongée, la question de la régulation de la profession de santé devient cruciale. Comment un neurochirurgien déjà sanctionné peut-il continuer à exercer sans contrôle renforcé ?

Les patients concernés ne cherchent pas vengeance, mais des comptes. Ils souhaitent que leur souffrance contribue à une réflexion sur la sécurité des patients et la nécessité d’un suivi rigoureux des praticiens. Alors que Julie Andrieu, pour le moment, n’a pas réagi publiquement à ces accusations, il est indéniable que ces témoignages sont le reflet d’une douleur partagée.

La situation de Stéphane Delajoux reste à suivre de près, car ces témoignages ne sont sans doute pas les derniers. Face à l’écho de ces voix, il devient de plus en plus difficile d’ignorer ces réalités inquiétantes dans le domaine de la santé.