Les Bourses européennes freinent après une chute liée aux tensions au Moyen-Orient

Les marchés boursiers européens devraient marquer une pause à l’ouverture de ce mercredi, après deux jours consécutifs de forte baisse. Cette tendance s’explique par les répercussions de la guerre au Moyen-Orient, qui a suscité une flambée des prix des hydrocarbures et ravivé les craintes d’une inflation croissante dans la zone euro.

EN BREF

  • Les Bourses européennes devraient se stabiliser après deux jours de chute.
  • La guerre au Moyen-Orient entraîne une hausse des prix des hydrocarbures.
  • Le spectre d’une inflation croissante inquiète les investisseurs.

À environ quarante minutes de l’ouverture des marchés, les contrats à terme indiquent une légère reprise. Le contrat à terme de la Bourse de Paris affichait une hausse de 0,19%, tandis que celui de Francfort progressait de 0,30%. À Londres, le FTSE 100 se maintenait presque à l’équilibre avec une variation de +0,06%, alors que Milan enregistrait une légère baisse de 0,20%.

La situation au Moyen-Orient reste tendue, Israël ayant intensifié ses frappes sur des cibles en Iran et au Liban, ce qui a engendré de fortes explosions entendues à Beyrouth. En réponse, l’Iran a continué d’envoyer des missiles vers Israël et dans le Golfe, aggravant ainsi les incertitudes géopolitiques.

Les marchés boursiers ont subi des pertes significatives ces derniers jours, particulièrement en Europe et en Asie. Depuis le début de la semaine, le CAC 40 a enregistré une chute de plus de 5%, le Dax près de 6%, et le FTSE 100 a perdu environ 4% de sa valeur.

Les investisseurs expriment de vives inquiétudes face à la hausse rapide des prix des hydrocarbures, conséquence directe des perturbations d’approvisionnement dans le détroit d’Ormuz. Ce point stratégique est crucial, car il représente environ 20% des échanges mondiaux de pétrole et de gaz naturel liquéfié (GNL).

Cette flambée des prix contribue à une hausse des anticipations d’inflation, comme l’indique Ipek Ozkardeskaya, analyste chez Swissquote Bank. Elle souligne que cette situation pourrait contraindre les banques centrales à durcir leur politique monétaire, ce qui n’augure rien de bon pour les marchés.

La dépendance de l’Europe vis-à-vis des importations de gaz et de pétrole exacerbe encore les craintes d’une crise inflationniste similaire à celle de 2022, provoquée par l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Bien que Donald Trump ait déclaré que la marine américaine pourrait escorter des pétroliers à travers le détroit d’Ormuz en cas de besoin, les Gardiens de la Révolution iraniens affirment avoir le contrôle total de cette voie maritime cruciale.

Cependant, cette annonce ne semble pas rassurer les investisseurs sur le moyen terme, comme l’indique John Plassard, responsable de la stratégie d’investissement chez Cité Gestion Private Bank. Les incertitudes géopolitiques et économiques continuent de peser sur le moral des marchés, et il reste à voir comment la situation évoluera dans les jours à venir.

Les prochaines heures seront décisives pour évaluer l’impact de ces événements sur les Bourses européennes et déterminer si une stabilisation durable est envisageable.