Les conditions de détention de Cédric Jubillar dénoncées par son avocat

Ce mardi 10 février 2026, Me Pierre Debuisson, nouvel avocat de Cédric Jubillar, s’est exprimé sur RTL afin de dénoncer les conditions de détention de son client, actuellement incarcéré depuis juin 2021. Âgé de 38 ans, Cédric Jubillar a été condamné en décembre 2025 à 30 ans de réclusion criminelle pour le meurtre de sa femme, Delphine Jubillar, un procès marqué par l’absence de corps et d’aveux.

EN BREF

  • Me Debuisson dénonce des conditions de détention dégradantes pour Jubillar.
  • Il menace de boycotter le procès en appel prévu le 19 février.
  • Des sources pénitentiaires contestent les affirmations de l’avocat.

Dans le cadre de sa défense, Me Debuisson a exprimé des craintes concernant la santé mentale et physique de Cédric Jubillar, soulignant que son isolement prolongé, sans justification apparente, constitue une atteinte grave à ses droits. L’avocat a indiqué que son client est maintenu à l’isolement depuis quatre ans et demi, ce qui a provoqué une dégradation significative de son état.

Les conditions de vie en prison sont particulièrement préoccupantes, selon l’avocat. « L’absence de sommeil due à une lumière permanente et à des cris continus, ainsi que des fouilles à nu trois fois par semaine, sont inacceptables », a-t-il déclaré. Il a également évoqué un isolement cognitif, psychologique et social qui va à l’encontre des principes fondamentaux du droit.

« Je ne peux pas défendre un homme réduit à un état de légume », a ajouté Me Debuisson, soulignant l’urgence d’une amélioration des conditions de détention avant le procès en appel. Ce dernier est prévu pour le 19 février, mais l’avocat a déjà menacé de ne pas y assister si les conditions de son client ne changent pas.

Cependant, la réponse des autorités pénitentiaires ne s’est pas fait attendre. Certaines sources affirment que les conditions décrites par l’avocat ne correspondent pas à la réalité. Selon elles, il n’y aurait pas de lumière permanente dans la cellule de Cédric Jubillar, mais seulement une veilleuse allumée lors des rondes de surveillance.

Me Debuisson a également dénoncé une violation de la confidentialité lors de ses échanges avec Cédric Jubillar, signalant que ces derniers auraient fait l’objet d’écoutes par un surveillant. « Cela constitue une faute d’un très haut degré de gravité, qui porte atteinte au droit le plus sacré de garantir la confidentialité des échanges d’un détenu avec son avocat », a-t-il conclu.

Pour protéger son client, l’avocat a demandé que Cédric Jubillar soit transféré dans un quartier dédié aux personnes vulnérables avant le procès en appel. Cette demande met en lumière les tensions croissantes autour de la gestion de la détention de Jubillar et les implications que cela pourrait avoir sur son procès futur.

Alors que le débat sur les conditions de détention de Cédric Jubillar continue de susciter des réactions, il est clair que la situation actuelle soulève des questions sur le traitement des détenus, en particulier ceux confrontés à des accusations aussi graves. Le suivi de cette affaire sera essentiel pour comprendre comment les droits des détenus sont respectés dans notre système judiciaire.