Le pouvoir d’achat des Français est de plus en plus menacé par l’augmentation des dépenses contraintes. Ces frais, qui incluent le loyer, les impôts, ainsi que les factures d’eau, de gaz, d’électricité et d’assurances, deviennent chaque année plus lourds pour les ménages. En 2026, ces dépenses atteignent en moyenne 1.186 euros, selon un baromètre publié par le comparateur Lesfurets.com, marquant une hausse de 43 euros par rapport à 2025.
EN BREF
- Les dépenses contraintes s’élèvent à 1.186 euros en 2026.
- Les jeunes de 18 à 24 ans sont les plus touchés, avec des dépenses de 1.748 euros.
- 13% des Français paient pour des abonnements inutilisés, un chiffre qui grimpe à 40% chez les jeunes.
Cette augmentation est particulièrement marquée par la hausse des coûts des assurances. Par exemple, l’assurance auto, qui passe de 91 à 97 euros (+6%), l’assurance habitation, qui passe de 66 à 74 euros (+12%), et l’assurance santé, qui augmente de 109 à 113 euros par mois. D’autres frais, comme ceux liés aux factures de gaz ou de chauffage collectif, augmentent également, passant de 106 à 118 euros en moyenne, une tendance qui pourrait se poursuivre à cause de la guerre au Moyen-Orient.
Ces dépenses contraintes touchent presque tous les ménages. Les abonnements téléphoniques et Internet sont des frais que 98% des Français doivent supporter. Les coûts liés au logement, incluant les loyers et les factures d’énergie, concernent 97% des ménages, tandis que les transports représentent des dépenses pour 95% des Français.
Des disparités régionales
Les résultats de l’étude de Lesfurets.com révèlent également des disparités selon la région et l’âge des ménages. En Île-de-France, les dépenses contraintes atteignent en moyenne 1.330 euros par mois, largement supérieures à la moyenne nationale de 1.186 euros. Les coûts liés au logement y sont particulièrement élevés, atteignant 808 euros, contre 681 euros pour l’ensemble du pays.
Les Pays de la Loire et la Bretagne suivent, avec des dépenses contraintes respectives de 1.310 et 1.292 euros. En revanche, l’Occitanie se distingue comme la région la moins chère, avec des dépenses de 1.002 euros par mois, représentant 28% des revenus nets mensuels moyens.
Les jeunes, plus exposés aux dépenses contraintes
Les jeunes adultes, en particulier ceux âgés de 18 à 24 ans, sont les plus affectés par ces dépenses. Ils dépensent en moyenne 1.748 euros, soit 65% de leurs revenus, un chiffre alarmant. Lesfurets.com met en lumière le fait que cette tranche d’âge déclare souvent supporter l’ensemble des frais contraints, signe d’une entrée plus massive dans l’autonomie financière. En moyenne, les jeunes atteignent leur indépendance financière à 22 ans.
À l’opposé, les retraités semblent mieux gérer ces dépenses, avec un montant moyen de 857 euros par mois, représentant 25% de leurs revenus. Cette situation s’explique par le fait qu’un grand nombre d’entre eux sont propriétaires de leur logement et n’ont que les factures d’énergie à régler.
Abonnements inutilisés et impact sur le budget
L’étude de Lesfurets.com aborde également le coût des abonnements et contrats non résiliés. Environ 13% des Français admettent être abonnés à des services qu’ils n’utilisent plus, un chiffre qui grimpe à 40% chez les jeunes adultes. En moyenne, ces personnes paient pour 2,6 abonnements inutiles, entraînant un surcoût de 81 euros par mois.
Les dépenses de loisirs, telles que les abonnements aux plateformes de streaming ou aux salles de sport, sont également considérées comme des frais contraints. Bien qu’elles puissent être perçues comme des dépenses de loisirs, elles découlent de contrats signés et pèsent donc sur le budget des ménages. De nombreux Français sont conscients de ces dépenses inutilisées, mais ne prennent pas l’initiative de les résilier, souvent par précaution, par contraintes contractuelles, ou tout simplement par manque de motivation.
Cette situation souligne un besoin urgent pour les Français de revoir leur gestion financière afin d’améliorer leur pouvoir d’achat. En prenant le temps de résilier des abonnements inutiles, ils pourraient alléger leur budget et mieux faire face à l’augmentation des dépenses contraintes.