La tension monte au Moyen-Orient avec le renforcement des forces militaires américaines. Le porte-avions USS Gerald R. Ford, le plus grand au monde, a été repéré en mer Méditerranée, traversant le détroit de Gibraltar, le 20 février 2026. Cette manoeuvre s’inscrit dans un contexte de menaces de frappes potentielles contre l’Iran si les négociations diplomatiques n’aboutissent pas.
EN BREF
- Le porte-avions USS Gerald R. Ford renforce la présence militaire américaine en Méditerranée.
- Donald Trump évoque des frappes potentielles contre l’Iran si des négociations échouent.
- Le déploiement militaire américain est le plus important depuis la guerre d’Irak en 2003.
Le président américain Donald Trump a récemment déclaré qu’il envisageait des frappes limitées contre l’Iran, en raison d’un manque de progrès dans les discussions avec Téhéran. Lors d’une intervention, il a précisé qu’il se donnerait dix jours pour évaluer la possibilité d’un accord. De son côté, le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a exprimé le souhait d’un règlement rapide.
La situation militaire se durcit. Si le déploiement actuel est moins étendu que par le passé, il représente néanmoins le plus important renforcement des forces américaines dans la région depuis la guerre d’Irak, entamée en 2003. L’USS Gerald R. Ford rejoint l’USS Abraham Lincoln, déjà présent à proximité des côtes d’Oman, à environ 700 km de l’Iran.
Selon des sources militaires, l’USS Abraham Lincoln est accompagné de près de 5 700 membres d’équipage et de 90 appareils, y compris des chasseurs de pointe comme les F-35. Ce groupe de porte-avions inclut également plusieurs destroyers lance-missiles, augmentant ainsi les capacités d’intervention rapide dans la région.
Des images satellites ont révélé la présence de deux destroyers capables de mener des frappes à longue portée et de trois autres navires de combat basés à Bahreïn. En parallèle, des dizaines d’avions de chasse, comprenant des modèles comme les F-22 et F-15, ont été envoyés vers le Moyen-Orient, en prévision de possibles opérations militaires.
La base militaire de Muwaffaq Salti, en Jordanie, est également au cœur de cette intensification. Plus de 60 avions d’attaque y ont été recensés, un chiffre trois fois supérieur à la normale. En outre, près de 70 avions-cargos ont été observés sur place, renforçant ainsi les capacités logistiques et opérationnelles des forces américaines.
Pour contrer d’éventuelles attaques iraniennes, les États-Unis ont mis en place des systèmes de défense antiaérienne supplémentaires, notamment des systèmes Patriot et THAAD. Cela s’inscrit dans une stratégie visant à protéger les installations militaires et les troupes américaines dans la région, surtout face aux menaces croissantes de Téhéran.
Ces derniers temps, le ministre iranien des Affaires étrangères a déclaré que toute agression militaire contre son pays entraînerait une réponse proportionnelle. Dans une lettre adressée au secrétaire général des Nations unies, l’ambassadeur iranien a rappelé que toutes les infrastructures américaines dans la région pourraient devenir des cibles légitimes en cas de conflit.
Actuellement, le Moyen-Orient abrite environ 30 000 à 40 000 militaires américains répartis sur au moins 13 bases. Ce déploiement, qui inclut des mouvements de troupes depuis le Qatar et Bahreïn, témoigne d’une volonté affirmée des États-Unis de maintenir une posture offensive face aux tensions persistantes avec l’Iran.
La situation demeure volatile, et les développements à venir dépendront largement de l’évolution des pourparlers entre Téhéran et Washington. Les prochains jours seront cruciaux pour déterminer si la diplomatie peut l’emporter sur la menace militaire.