Les États-Unis préparent une offensive terrestre en Iran, selon le président du Parlement iranien

Le climat de tensions au Moyen-Orient s’intensifie. Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a récemment affirmé que les États-Unis planifiaient une offensive militaire terrestre. Cette annonce a été faite le 29 mars 2026, alors que le gouvernement américain mène des efforts diplomatiques pour mettre fin à la guerre en cours dans la région.

EN BREF

  • Mohammad Bagher Ghalibaf accuse les États-Unis de préparer une offensive terrestre en Iran.
  • Le Pentagone se prépare à des opérations prolongées sur le terrain, selon le Washington Post.
  • Donald Trump n’a pas encore décidé d’approuver les plans militaires américains.

Dans un communiqué relayé par l’agence de presse officielle Irna, Ghalibaf a mis en lumière une contradiction dans la politique américaine. Il a déclaré : « L’ennemi envoie publiquement des messages de négociation et de dialogue, tout en planifiant secrètement une offensive terrestre. » Cette déclaration survient alors que le Washington Post a rapporté que le Pentagone envisage des opérations militaires en Iran, qui pourraient s’étendre sur plusieurs semaines.

Les opérations envisagées par les États-Unis ne devraient pas aboutir à une invasion à grande échelle du pays, précisent des responsables anonymes. Au lieu de cela, il s’agirait de raids ciblés menés par des forces spéciales américaines. Cependant, le flou demeure sur la décision finale du président Trump, qui n’a pas encore tranché sur l’approbation de ces projets militaires.

La situation sur le terrain est également compliquée par d’autres événements. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a condamné une récente frappe israélienne qui a causé la mort de trois journalistes libanais, qualifiant ces actes d’« assassinat ciblé » et de « violation flagrante du droit international ». Ces tensions ne font qu’accentuer l’atmosphère de crise dans la région.

En parallèle, l’armée israélienne a annoncé la mort d’un soldat dans le sud du Liban, tandis que des missiles ont été tirés depuis le Yémen, marquant l’entrée des rebelles houthis dans le conflit. Les forces israéliennes ont affirmé que leurs systèmes de défense aérospatiale étaient en alerte pour intercepter ces menaces.

Les Émirats arabes unis ont également signalé des attaques de drones et de missiles. Leur ministère de la Défense a déclaré que ses systèmes de défense avaient activement répondu à ces menaces. De leur côté, les autorités koweïtiennes ont rapporté des explosions liées à l’interception d’attaques hostiles.

La guerre au Moyen-Orient, qui dure depuis un mois, a des répercussions économiques inquiétantes. L’Iran a revendiqué des attaques contre des infrastructures stratégiques au Bahreïn et aux Émirats, suscitant des craintes de perturbations majeures sur les marchés mondiaux.

Dans un climat de tensions exacerbées, les Gardiens de la Révolution iraniens ont menacé de cibler des universités américaines au Moyen-Orient, suite à des frappes ayant détruit deux établissements en Iran. Le régime iranien a donné un ultimatum aux États-Unis, exigeant une condamnation des bombardements avant le 30 mars à midi.

Alors que les acteurs internationaux s’efforcent de trouver une issue pacifique à ce conflit, la situation reste volatile et les perspectives d’une escalade militaire demeurent préoccupantes. Les prochains jours pourraient s’avérer décisifs pour l’avenir du Moyen-Orient et la stabilité globale de la région.