Les élèves candidats au baccalauréat pourraient voir leurs épreuves orales de français et le grand oral déplacés en raison d’une vague de chaleur attendue en France. Le ministre de l’Éducation, Édouard Geffray, a annoncé que des reports « locaux » de quelques heures ou jours pourraient être envisagés pour garantir des conditions d’examen adéquates.
EN BREF
- Des reports des oraux du bac sont envisagés en raison de la chaleur.
- Les épreuves pourraient être décalées de quelques heures ou jours.
- Des adaptations sont également prévues pour les écoles maternelles et primaires.
Ce mardi 16 juin, lors d’une conférence de presse, M. Geffray a précisé que si les conditions dans certains centres d’examen devenaient trop difficiles, il serait nécessaire de prendre des mesures pour protéger les élèves et le personnel. « Nous nous autoriserons à décaler les épreuves qui se dérouleraient l’après-midi dans des établissements qui seraient trop chauds », a-t-il affirmé.
Pour le moment, toutes les épreuves écrites du baccalauréat, qui ont débuté lundi avec la philosophie, se déroulent le matin. Cela fait suite à des ajustements prévus pour cette année, alors que les épreuves du bac professionnel et celles du brevet, prévues plus tard dans le mois, comportent des examens en après-midi. M. Geffray a souligné que cette organisation ne sera plus d’actualité à partir de l’année prochaine.
Concernant les écoles maternelles et primaires, le ministre a également mentionné que des adaptations pourraient être mises en place. Cela pourrait inclure la modification des horaires ou même la fermeture temporaire des établissements si nécessaire. « Nous nous devons de préserver le bien-être des enfants et des équipes éducatives », a-t-il ajouté, rappelant que ces mesures doivent rester un dernier recours.
Rappelons qu’au cours de la vague de chaleur l’année précédente, plus de 2 000 établissements scolaires avaient dû fermer leurs portes à l’approche des vacances d’été. Cette situation souligne la nécessité d’une vigilance accrue face aux défis climatiques.
« Pour cette première vague de chaleur de l’année, tous nos dispositifs de vigilance sont actifs », a déclaré Monique Barbut, ministre de la Transition écologique. Elle a également évoqué des préoccupations concernant la qualité de l’air et la ressource en eau, soulignant que 40 % du territoire français est déjà plus sec que la normale. À cet égard, elle a annoncé la création prochaine d’une carte des « refuges climatiques », des lieux frais qui seront mis à disposition du public par les collectivités locales.
Enfin, la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a assuré que l’État dispose des ressources nécessaires pour faire face à cette situation, avec des établissements et professionnels formés et sensibilisés aux risques liés aux vagues de chaleur.
En ce qui concerne la Fête de la musique, le ministère de l’Intérieur a indiqué qu’à ce stade, il n’y avait pas de demandes d’annulation, mais qu’il restait en contact avec les préfectures et les organisateurs pour se préparer à toute éventualité.