Les prix des carburants continuent de grimper, atteignant des niveaux alarmants. Ce jeudi 17 septembre, le prix moyen du gazole en France a franchi le seuil des 2,38 euros par litre, surpassant le précédent pic de 2026, selon des données gouvernementales relayées par l’AFP. Parallèlement, le SP95-E10, le carburant le plus consommé en France, a également enregistré une hausse, dépassant les 2,16 euros le litre.
EN BREF
- Le prix du gazole atteint des niveaux records, avec des stations affichant jusqu’à 2,99 euros.
- Des automobilistes expriment leur colère face à cette flambée des prix.
- Face à la situation, certains se tournent vers des alternatives électriques pour réduire leurs coûts.
Cette augmentation des prix dissimule des disparités significatives entre les stations-service. Près de 700 d’entre elles affichent des prix supérieurs à 2,50 euros, dont 70 stations dépassent les 2,70 euros. Dans une station-service près de Strasbourg, les clients sont choqués par le prix de 2,99 euros pour le litre de gazole premium. “De mémoire, c’est la première fois que je paye mon essence aussi chère”, déclare un automobiliste, visiblement désabusé.
Dans la banlieue parisienne, l’inquiétude est tout aussi palpable. Un client d’une station-service de grande surface avoue ressentir un véritable malaise : “2,50… C’est énorme. Ça me donne mal à la tête. On serre les dents”. La situation touche également les retraités, comme Constance, qui peine à cacher son émotion en remplissant son réservoir. “Si je dois faire la queue pendant une heure pour trouver du gazole, ce n’est même pas la peine”, confie Cyril, un autre client, désabusé par la situation.
Les automobilistes s’attendent à voir les prix continuer leur ascension vers les 3 euros. Ce contexte difficile pousse certains, lorsque cela est possible, à envisager une transition vers des véhicules électriques. Emmanuel, un infirmier libéral, témoigne de ce changement : “Si je fais un plein au gazole, cela me coûterait plus de 300 euros. Avant 2024, je payais 150 euros. Aujourd’hui, je ne dépense que 12 euros par jour pour recharger mon véhicule électrique.”
Ce choix, motivé par une contrainte financière, apparaît de plus en plus comme une nécessité pour de nombreux automobilistes. Emmanuel constate que son entourage opte également pour l’électrique, “beaucoup de gens sont contraints financièrement, ne pouvant plus assumer des pleins à 100 ou 150 euros. Les familles peinent à nourrir leurs enfants, à subvenir à leurs besoins, et renoncent même à des sorties.”
Jacky, 75 ans et porteur de presse à Nantes, illustre cette réalité. Malgré son âge, il continue de travailler, mais s’interroge sur la viabilité de cette situation : “Je fais beaucoup de route. Je me demande si je ne vais pas arrêter de travailler, car ma retraite de 650 euros ne couvre pas mes besoins, avec un loyer de 750 euros.”
Face à cette crise des prix des carburants, il est essentiel d’ouvrir le dialogue sur les solutions à envisager. Les automobilistes, au bord de la colère, appellent à une prise de conscience des décideurs politiques sur les défis quotidiens qu’ils rencontrent.